Des tensions toujours très vives entre la Corée du Nord et les États-Unis, une décision importante de la Cour suprême indienne sur le droit à la vie privée et l'attaque des forces irakiennes contre un des derniers bastions du groupe armé État islamique. Voici notre retour en images de l'actualité internationale des derniers jours.

Un texte de Danielle BeaudoinDes millions d’Américains ont pu observer lundi une éclipse totale du Soleil, dans une bande de 113 km de large, de l’Oregon à la Caroline du Sud. Un tel phénomène ne s’était pas produit depuis 99 ans aux États-Unis. Quant aux Canadiens, ils ont eu droit à une éclipse partielle. Tout comme cet enfant qui regarde la lune couvrir en partie le soleil au Musée de l’aviation de Garden City, à New York.

Pendant qu’aux États-Unis on admirait l’éclipse solaire, des exercices militaires ont commencé en Corée du Sud, sur fond de vives tensions dans la région. Ces manœuvres annuelles, menées conjointement par les Américains et les Sud-Coréens, doivent durer une dizaine de jours. Des milliers de soldats y participent. Il s’agit surtout de simulations par ordinateur pour se préparer contre différents types de menaces dans la péninsule coréenne, des cyberattaques aux frappes nucléaires.Les deux alliés précisent que ces exercices sont purement défensifs, mais, pour la Corée du Nord, il s’agit là d’une provocation. Chaque année, Pyongyang menace de lancer des représailles militaires. Il accuse cette semaine Washington de jeter de l’huile sur le feu.Sur cette photo, une femme prend part à un exercice antiterroriste dans le cadre de ces manœuvres, appelées « Ulchi-Freedom Guardian », à Goyang, près de Séoul.

L’épreuve de force s’est poursuivie cette semaine entre les États-Unis et la Corée du Nord. Lors d’une conférence à Genève sur le désarmement, l’émissaire nord-coréen a déclaré que son pays ne renoncerait jamais à son arsenal nucléaire. Dans ce même forum, un diplomate américain a réitéré que la priorité du président Trump était de protéger les États-Unis contre la menace croissante de la Corée du Nord.Washington a aussi pris des sanctions commerciales contre 10 entreprises chinoises et russes, ainsi que six individus, liés à Pyongyang.De son côté, la Corée du Nord a présenté les progrès techniques de son programme balistique. Sur cette photo, on voit le dirigeant Kim Jong-un lors d’une inspection à l’Institut de matériaux chimiques de l’Académie des sciences de la défense, qui développe les missiles nord-coréens. Un expert cité par plusieurs médias a dit que le tube brun servait de protection à un moteur de fusée à combustible solide en cours de fabrication. À cette occasion, Kim Jong-un a ordonné la fabrication de moteurs de fusée et d’ogives de missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) supplémentaires.

Des bruits de bottes dans la péninsule coréenne, passons à la guerre contre le groupe armé État islamique en Irak. Les troupes irakiennes, soutenues par les États-Unis, ont lancé une offensive pour reprendre la ville de Tal Afar, à l’ouest de Mossoul, un des derniers bastions de l’EI dans ce pays.On voit ici des milices de Hachd al-Chaabi, une force paramilitaire majoritairement chiite, qui accompagnent les soldats irakiens dans les combats contre les djihadistes.

La guerre fait aussi des ravages au Soudan du Sud. Le conflit qui déchire le pays depuis trois ans a créé la famine. Des millions de citoyens fuyant les violences et la faim ont cherché asile dans les pays voisins.Ici, des Sud-Soudanais font la file pour de la nourriture dans le camp de réfugiés d’Omugo, dans le nord de l’Ouganda.

S’il n’y a pas la guerre en Angola, il y a tout de même une grande pauvreté. Des élections historiques s’y sont déroulées cette semaine pour trouver un remplaçant au président José Eduardo dos Santos, au pouvoir depuis quatre décennies. Son parti, le MPLA (Mouvement populaire pour la libération de l'Angola), a obtenu 64 % des voix. L’actuel ministre de la Défense, Joao Lourenço, dirigera le pays.Dos Santos se retire au moment où les Angolais sont fortement touchés par une grave crise économique, causée par la chute des cours du pétrole, principale source de revenus de ce pays.Sur cette photo, on voit des vendeuses à la sauvette et un train de marchandises qui s’approche, dans le district de Viana, dans la capitale de Luanda.

La pauvreté est aussi très grande au Honduras, un des pays les plus misérables de l’hémisphère ouest. On y trouve aussi un des taux d’homicide les plus élevés au monde.

Selon un récent rapport publié par plusieurs agences internationales, dont l’Organisation des États américains et le Programme alimentaire mondial, c’est surtout la faim qui pousse les Honduriens à fuir leur pays pour les États-Unis. L’étude inclut aussi les migrants du Salvador et du Guatemala. Selon ce rapport, pour endiguer l’immigration illégale venant de la frontière avec le Mexique, les États-Unis devraient s’attaquer à l’insécurité alimentaire en Amérique centrale.

Dans cette Amérique où tant de gens rêvent d’aller, les tensions raciales sont plus que jamais exacerbées. Des milliers de manifestants se sont rassemblés à Boston pour dénoncer le racisme et l’extrême droite, une semaine après les violences de Charlottesville.

En Inde, les défenseurs des droits de la personne ont connu coup sur coup deux victoires historiques. Et ces gains viennent de la Cour suprême. Ce tribunal a d’abord aboli la répudiation express de la femme musulmane. Il est donc maintenant interdit au mari musulman de divorcer de son épouse instantanément, en prononçant à trois reprises le mot « talaq ».

La Cour suprême indienne a aussi reconnu cette semaine la vie privée comme un droit fondamental. Cette décision est l’aboutissement d’une poursuite intentée contre une gigantesque base de données biométriques nationale, mise sur pied en 2009 par l’État indien. Ce système, nommé Aadhaar, contient les informations personnelles de plus d’un milliard de personnes.

Selon les militants des libertés civiles, Aadhaar viole la vie privée des citoyens. Quant à l’État indien, il soutient que le développement du pays passe avant le droit à la vie privée. La décision de la Cour suprême ne signe pas la mort d’Aadhaar, mais elle pourrait le restreindre. La question du droit à la vie privée étant réglée, le plus haut tribunal du pays va maintenant examiner la série de recours contre le système Aadhaar.

Encore cette semaine, la planète a subi son lot de catastrophes naturelles. Le typhon Hato a fait au moins 16 morts dans le sud de la Chine. La tempête a aussi blessé une centaine de personnes à Hong Kong et causé d’importants dégâts matériels.

Un séisme de magnitude 4 a frappé l’île d’Ischia. Deux personnes ont perdu la vie et une quarantaine de personnes ont été blessées. Sur cette photo, on voit la statue d’une madone récupérée des débris d’une église, la Chiesa del Purgatorio. Plusieurs maisons ont aussi été détruites.

En Serbie, les villageois quittent leur maison, mais la nature n’est pas en cause. Entre 2002 et 2011, ce pays a perdu plus de 377 000 personnes, soit 5 % de sa population. Ce dépeuplement touche surtout les villages.

Sur la photo, on aperçoit le village fantôme de Respunica, dans le sud-est du pays, près de la frontière avec la Bulgarie. Les autorités ont déclaré la fermeture du village en 1998, en raison du dépeuplement causé par la mécanisation de l’économie, la fermeture de plusieurs usines d’État et l’exode lié à la guerre des Balkans.

Les villages voisins se sont aussi vidés de leurs habitants. Les jeunes sont partis. Il ne reste parfois qu’un vieux couple. Les écoles, les cliniques et les magasins sont fermés. Le gouvernement serbe a pris quelques initiatives pour tenter de garder les jeunes dans les villages, mais elles n’ont pas encore porté leurs fruits.

Dans la ville fantôme de Tchernobyl, en Ukraine, il y a de plus en plus d’animaux, 31 ans après le fameux accident nucléaire. On y trouve notamment les descendants des chiens laissés derrière lors de l’évacuation de 1986. Aujourd’hui, des équipes de vétérinaires et d’experts en radiation du monde entier s’occupent de ces chiens errants. Ils vérifient leur niveau d’exposition à la radioactivité. Ils les vaccinent, les soignent et les stérilisent avant de les relâcher dans la zone d’exclusion. Certains animaux sont munis de capteurs de radioactivité et de GPS. Les données ainsi récoltées vont permettre aux scientifiques d’évaluer les niveaux de radioactivité dans la zone.

Ici, Anna Vlasinko salue deux chiens errants qu’elle a nommés Alfa et Zuzka au poste de sécurité où elle travaille, près des restes du réacteur numéro 4 de la centrale nucléaire.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un rottweiler goûte à du citron pour la première fois





Rabais de la semaine