Des lendemains difficiles engendrés par le passage de l'ouragan Irma dans les Caraïbes en passant par la situation humanitaire intenable vécue par la minorité Rohingya au Myanmar, la semaine qui prend fin a été riche en actualité sur la scène internationale. Notre panorama hebdomadaire en photos.

Un texte d'Alain LabelleÀ Dallas, dans l’État du Texas aux États-Unis, la statue du général confédéré Robert E. Lee a été déboulonnée de son piédestal pour être transportée sous escorte policière vers un entrepôt de la ville. Ce retrait était attendu puisqu’il avait été décidé par le conseil municipal, mais le moment de l’opération n’avait pas été annoncé. C’est que le sort d’une autre statue de ce personnage historique contesté, défendeur de l’esclavage lors de la guerre de Sécession, avait été l’épicentre d’un affrontement entre nationalistes blancs et des contre-manifestants à Charlottesville, en Virginie, plus tôt cet été.

C’est cependant l’État de la Floride qui était sous les projecteurs des médias cette semaine. Il a dû affronter la dévastatrice Irma, qui a tout soufflé sur son passage, comme ce voilier échoué dans le quartier de Coconut Grove à Miami en raison des inondations qui ont accompagné l’ouragan.

Les scènes de destruction ne se comptent plus tellement elles sont nombreuses. C’est particulièrement le cas dans les parcs de maisons mobiles, comme le montre cette photo captée à Naples.

Une situation qui est même catastrophique dans certaines îles touristiques des Caraïbes, comme à Saint-Martin, où les ravages d’Irma laissent la population locale dans un chaos social et économique qui risque de perdurer plusieurs mois. Le président français a visité l’île pour constater les dégâts et à assuré les insulaires du soutien de la mère patrie.

Cette photo ne montre pas la désolation laissée par Irma, mais bien ce qui reste de la ville de Marawi, aux Philippines, alors que des combats opposent depuis trois mois le gouvernement à un groupe de djihadistes liés à l'État islamique qui contrôlait la ville de 200 000 habitants.

Les troupes du président Duterte ont avancé dans les quartiers de la ville à majorité musulmane, mais peinent à en reprendre le contrôle. L’assaut de la ville a commencé en mai lors d'une tentative ratée d'arrêter Isnilon Hapilon, l'un des hommes les plus recherchés de la planète, considéré comme le chef du groupe armé État islamique en Asie du Sud-Est.

Toujours en Asie, à la frontière du Myanmar et du Bangladesh, la situation de la communauté Rohingya continue d’inquiéter. Même si le Conseil de sécurité de l’ONU a réclamé que cesse la « violence excessive » dans l’ouest du Myanmar contre la minorité musulmane, cette dernière continue de fuir en masse vers le Bangladesh. La prochaine photo montre un homme traînant un enfant dans l’eau sur le bord du golfe du Bengale alors qu’ils viennent de traverser la frontière à Shah Porir Dwip au Bangladesh.

Certains réfugiés Rohingya qui arrivent à la frontière du Bangladesh sont transportés par camion vers le camp temporaire de Kutupalong où, épuisés par plusieurs jours de marche, ils trouvent un abri temporaire.

D’autres réfugiés sont dirigés vers le camp de Balu Khali. Sur cette photo, des nouveaux arrivés tendent les mains afin de recevoir de l’eau et de la nourriture distribuées par le Programme alimentaire mondial. Plus de 379 000 Rohingyas se sont réfugiés au Bangladesh depuis la fin août pour fuir une campagne de répression de l’armée du Myanmar consécutive à des attaques de rebelles rohingyas.

L’ONU a également les yeux tournés vers l’Irak, où la pression monte à l’approche du référendum sur l’indépendance de la région autonome du Kurdistan. Les relations difficiles entre Bagdad et Erbil, capitale de cette région, se sont encore dégradées cette semaine alors que le Parlement irakien s’est prononcé contre le référendum d'autodétermination qui doit avoir lieu le 25 septembre. La prochaine photo montre un rassemblement en faveur du Kurdistan, qui se tenait dans la ville d’Akra, située à 500 km au nord de Badgdad.

Une autre consultation référendaire se déroulera dans quelques semaines et sème aussi la controverse. Les indépendantistes catalans ont lancé leur campagne pour le oui en vue du référendum sur l'autodétermination de leur région, qui doit se dérouler le 1er octobre. Le gouvernement espagnol considère cependant ce référendum illégal. Mais des milliers de Catalans en faveur de l’indépendance ne se sont pas empêchés de descendre dans les rues de Barcelone, lors de la fête nationale de la Catalogne, pour mousser l’option du oui en vue du référendum.

Toujours en Europe, l’Allemagne entre dans la dernière droite des élections législatives qui auront lieu le 24 septembre, mais les résultats semblent déjà connus tant la chancelière Angela Merkel et son parti, l'Union chrétienne-démocrate, semble intouchables.

Terminons la semaine sur une note musicale. Au théâtre Verdi de Pise, en Italie, le ténor italien Andrea Bocelli et la soprano Maria Luigia Borsi ont chanté quelques minutes accompagnées des musiciens de l’orchestre philharmonique Lucca dirigés par… le robot humanoïde YuMi. Le chef d’orchestre d’un soir a mis 17 heures pour apprendre à imiter la gestuelle du chef d’orchestre Andrea Colombini. Bonne semaine en images!

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