La plupart des sujets que nous abordons cette semaine dans notre survol de l'actualité internationale – catastrophes naturelles et crises humanitaires – étaient également au menu la semaine dernière. Comme si le temps prenait son temps.

Un texte d'Alain LabellePour les Mexicains, le temps semblait réglé au jour près. Alors qu’ils commémoraient le séisme meurtrier de 1985, le sol s’est mis à trembler sous les pieds des habitants de la région de Mexico, exactement 32 ans jour pour jour après le tremblement de terre historique.

Des dizaines d’immeubles se sont effondrés, tuant plus de 285 personnes et en blessant des centaines d’autres. Les secours se sont rapidement organisés afin de venir en aide aux victimes. L’attention médiatique s’est rapidement tournée vers l’école primaire Enrique Rebsamen, à Mexico, où des dizaines d’enfants ont été tués et de nombreux autres, blessés. La rapidité d’intervention des secours a permis de sauver plusieurs personnes, mais une trentaine manquaient toujours à l’appel trois jours après la catastrophe.

La solidarité mexicaine a rapidement été remarquée : des civils se sont mêlés aux secouristes quelques minutes après le séisme pour retirer les débris qui empêchaient le sauvetage des personnes captives des ruines.

Les Caribéens ont aussi eu une impression de déjà-vu cette semaine, mais leur souvenir était beaucoup plus récent. Après les ouragans Harvey et Irma, c’étaient les vents de Maria qui balayaient de toute leur intensité les îles Vierges et Porto Rico. Elle a été de loin « la tempête la plus dévastatrice qu'ait connue l'île en un siècle », a affirmé Ricardo Rosselo, le gouverneur de ce territoire américain.

La prochaine photo, captée par un militaire embarqué dans un avion de reconnaissance, montre une maison de Sainte-Croix complètement détruite, comme la plupart des autres bâtiments de cette île.

Encore cette semaine, l'escalade verbale a monté d'un cran entre Washington et Pyongyang. Quelques jours après un nouveau tir d'un missile balistique par la Corée du Nord, le président Donald Trump a qualifié Kim Jong-un de « dément », lors de son premier discours devant l’ONU. Le président américain a aussi affirmé ne pas écarter l'option de « détruire complètement la Corée du Nord » si jamais ce pays s'attaquait aux États-Unis ou à ses alliés.

Les menaces de Washington n'ont pas permis de ramener Kim Jong-un à de meilleurs sentiments. Il a pour sa part qualifié le président américain de « radoteur déséquilibré mentalement ».

Pendant ce temps, celui qui se présente comme un médiateur potentiel entre les deux pays belligérants, Vladimir Poutine, assistait à des exercices stratégiques communs Zapad 2017 des forces russes et bélarusses cette semaine. Le président russe a supervisé ces manœuvres militaires qui sont vues d’un mauvais oeil par plusieurs pays d'Europe de l'Est. Il faut noter que quelque 12 700 militaires, 70 avions et hélicoptères, 680 véhicules de combat – comme des chars d’assaut – et une dizaine de navires prenaient part à l’opération.

Si le programme du président Trump était surtout marqué par des événements à saveur internationale cette semaine, les tensions raciales ont encore une fois été vives aux États-Unis. Des manifestants ont défilé dans les rues de Saint-Louis pour dénoncer l'acquittement d'un policier blanc qui avait tué en 2011 un homme noir. La plupart des participants ont manifesté pacifiquement pour faire entendre leur voix.

Mais certains débordements ont été observés, comme le montre cette photo d’un policier aspergeant une manifestante qui venait de lancer une chaise dans la vitrine d’un commerce.

Des manifestations, il y en a encore eu cette semaine en Catalogne, comme le montre cette photo de partisans de l’indépendance prise à Barcelone devant la haute cour de justice catalane.

Des milliers de personnes sont de nouveau réunies dans le centre de Barcelone pour défier Madrid, qui a multiplié les actions afin d'empêcher la tenue, le 1er octobre prochain, du référendum sur l'indépendance de la Catalogne, jugé illégal et anticonstitutionnel par le pouvoir central espagnol.

Et la situation des 400 000 Rohingyas qui se sont réfugiés au Bangladesh a continué de préoccuper la communauté internationale. S’ils sont moins nombreux à quitter le Myanmar pour fuir la violence, les conditions de vie dans les camps au Bangladesh sont difficiles, comme le montre cette photo de la distribution de nourriture dans le camp de Balu Khali.

La dirigeante du Myanmar, Aung San Suu Kyi, a finalement brisé le silence, et a condamné « toutes les violations des droits de l'homme » et promis que les auteurs d'exactions seraient traduits en justice. Dans sa première allocution publique depuis le début de la répression lancée par l'armée contre la minorité musulmane rohingya, la lauréate du prix Nobel de la paix 1991 n’a cependant jamais nommé cette minorité. Son long mutisme face à la situation dans son pays a soulevé de virulentes critiques en Occident et dans plusieurs pays musulmans.

Dans un communiqué publié peu de temps après le discours d’Aung San Suu Kyi, l’organisme Amnistie internationale a dénoncé la « politique de l’autruche » que pratique la dirigeante birmane face « aux horreurs » commises dans son pays.

La prochaine photo montre Shaheda, une femme de 40 ans qui a fui le Myanmar vers le Bangladesh après que des soldats de l’armée eurent mis le feu à sa maison. Elle est actuellement traitée dans un hôpital de Cox's Bazar pour soigner ses brûlures.

Terminons cette semaine en images sur une note plus joyeuse. La prochaine photo montre le réalisateur québécois Jean-Marc Vallée félicité par l’actrice américaine Nicole Kidman, quelques instants après avoir été récompensé d’un prix Emmy pour la réalisation de la série Big Little Lies. Bonne semaine en images!

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