Élection décisive aux États-Unis, conférence de presse annuelle événementielle en Russie et nouvelle rencontre sur les changements climatiques en France. Notre survol de l'actualité internationale en images.

Un texte d’Alain Labelle

Rarement une élection sénatoriale complémentaire aura autant attiré l’attention aux États-Unis. Les électeurs de l’Alabama, un État habituellement républicain, devaient choisir entre Roy Moore, un ultraconservateur accusé de diverses inconduites sexuelles envers des mineures, et le démocrate Doug Jones. Le matin du vote, l’ancien juge Moore s’est rendu voter à cheval avec sa femme après une campagne électorale hors du commun et des sondages, bien que plus serrés que d’habitude, qui le donnaient gagnant.

À la surprise générale, les électeurs de l'Alabama, qui n'avaient pas élu de sénateur démocrate depuis 25 ans, ont porté au pouvoir Doug Jones. Cette victoire à l’arraché, qui semblait impossible il y a quelques semaines, a été accueillie avec joie dans les rangs démocrates le soir de l'élection au quartier général du parti à Birmingham.

Une défaite qui fragilise les républicains au Sénat et constitue un cuisant revers personnel pour Donald Trump, qui avait appelé ses partisans à l'appuyer malgré la controverse. Cette semaine, le président américain a présenté sa politique spatiale – essentiellement la même que ses deux prédécesseurs - devant les journalistes qui ont pu assister à un moment cocasse où le président s’est amusé avec une figurine d’astronaute.

Depuis que les Américains ont remisé leurs navettes spatiales, tous les astronautes qui participent aux missions de la Station spatiale internationale (SSI) utilisent le vaisseau russe Soyouz, comme ce fut le cas cette semaine pour le retour sur Terre de l’Américain Randy Bresnik, du Russe Sergey Ryazanskiy et de l’Italien Paolo Nespoli. Ralentie par un parachute rouge et blanc, la capsule russe s’est posée près de la ville de Jezqazgan, dans les steppes du Kazakhstan.

Les trois hommes ont été extraits de la capsule après une vingtaine de minutes. L’astronaute américain Randy Bresnik a passé 139 jours en orbite à bord du laboratoire spatial et son corps a pris un certain temps à s’accoutumer à la gravité terrestre.

Un événement très attendu en Russie s’est déroulé cette semaine : la conférence de presse annuelle du président Poutine. Les Russes ont pu la suivre d’un peu partout, comme sur les pentes du centre de ski Bobrovy, situé dans la ville de Krasnoïarsk, en Sibérie.

L’événement a été l’occasion pour le président de commenter la condamnation de l’ex-ministre de l’Économie du pays Alexei Ulyukayev, qui passera les huit prochaines années en prison pour avoir accepté des pots-de-vin. Son arrestation l’année dernière avait provoqué une onde de choc dans le pays et montré l’existence de luttes intestines au Kremlin.

Sa chute aurait été orchestrée par le chef de la société d’État pétrolière Rosneft, Igor Setchine, un allié de Vladimir Poutine. Le président a déclaré que la justice avait suivi son cours et a nié son intervention dans le dossier.

Lors de sa conférence, le président russe a refusé d'évaluer le travail de Donald Trump, mais a noté les « succès importants » réalisés récemment par l'économie américaine. Reste que M. Poutine avait critiqué quelques jours auparavant la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël par le président américain.

Une décision qui a continué d’alimenter les violences cette semaine. Des manifestations se sont déroulées dans les principales capitales du monde, mais ont dégénéré à Jérusalem-Est et près de Ramallah, en Cisjordanie. Dans la première ville, des manifestantes ont été effrayées par la police israélienne, et dans la seconde, des agents israéliens habillés en civil ont procédé à des arrestations lors d’une manifestation qui a dégénéré.

Des affrontements se sont également déroulés dans la vieille ville de Jérusalem sous les regards de nombreux journalistes et caméramans.

Il y avait beaucoup moins de membres des médias lors de l’arrivée de la chancelière allemande Angela Merkel au sommet de l’Union européenne à Bruxelles, en Belgique, durant lequel les 27 dirigeants ont donné leur accord pour passer à la deuxième phase des négociations du Brexit avec le Royaume-Uni.

L'Europe en a aussi profité pour remettre le prix Sakharov pour la « liberté de pensée » aux opposants vénézuéliens Julio Borges et Antonio Ledezma, qui en ont profité pour demander à l’Union européenne d’être ferme face à la « dictature » du président Nicolas Maduro.

Depuis le début de la crise au Venezuela, plus de 50 000 personnes ont pris le chemin des pays voisins, dont le Brésil. C’est le cas de cette femme qui a trouvé refuge dans un gymnase de Boa Vista, qui a été transformé en abri par le gouvernement du Brésil et dont la nourriture est fournie par des groupes de charité.

C’était le sommet One Planet, en France, à l'occasion du deuxième anniversaire de l'accord de Paris sur le climat. Des entreprises et des institutions financières, dont la Banque mondiale, ont annoncé qu’elles allaient peu à peu se détourner des énergies fossiles. Aucun leader du G7 n’assistait à l’événement, à l’exception de l’hôte, Emmanuel Macron, qui en a profité pour prendre un égoportrait devant la tour Eiffel avec l’acteur et ancien gouverneur de la Californie Arnold Schwarzenegger.

Les changements climatiques sont-ils liés aux feux de forêt historiques qui dévastent la Californie encore cette semaine? La réponse est complexe, mais n’a pas empêché des surfeurs de pratiquer leur sport favori à partir de la plage de Carpinteria, malgré le brasier qui fait rage. Et des habitants de la ville ont quand même décidé de décorer leurs maisons, malgré la menace des flammes.

Terminons la semaine en mettant le cap vers le zoo de Londres, où des singes saïmiris ne semblaient pas inquiétés par le Brexit et avaient plutôt la tête dans leurs bas de Noël. Bonne semaine en images!

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