Des voyageurs échappent à la mort de justesse en Turquie, mais d'autres sont beaucoup moins chanceux au Kazakhstan. Tout s'écroule en Colombie, et la visite du pape en Amérique du Sud ne passe pas inaperçue.

Un texte d'Alain LabelleUne maison à l’apparence bien ordinaire de Perris, en Californie, a retenu l’attention médiatique cette semaine aux États-Unis, reléguant même la présidence chaotique de Donald Trump au second rang pendant quelques jours.

Pas moins de 13 personnes ont été torturées dans cette résidence en rien familiale qualifiée de maison de l’horreur par les policiers qui ont été alertés par l’une des adolescentes de la famille ayant réussi à se sauver et à mettre fin au cauchemar de la fratrie. Certains de ses frères et sœurs âgées de 2 à 29 ans ont été retrouvés attachés, affamés et sales.

Les parents, David et Louise Turpin, âgés respectivement de 57 et 49 ans, ont semblé surpris par l’intervention policière. Ils ont été incarcérés et sont maintenant accusés de torture et de mise en danger d'enfants. Si tous les chefs d'inculpation sont retenus contre eux, les parents indignes passeront le reste de leur vie en prison.

Le couple ne véhiculait certainement pas les valeurs catholiques défendues par le pape François cette semaine, lors de son voyage en Amérique du Sud, où des shamans indigènes péruviens ont procédé à un rituel d’accueil pour le souverain pontife sur la plage de Pescadores, à Lima.

À Santiago, au Chili, le pape a été accueilli par de nombreuses manifestations. Des participants, certains déguisés en hommes et en femmes d’Église, ont été arrêtés durant ces protestations publiques souvent associées au scandale pédophile qui frappe l’Église un peu partout dans le monde. Des couples gais se sont également réunis dans un parc de Santiago près du parcours du pape pour manifester par de longs baisers leur désaccord concernant la position de l’Église face au mariage de couples du même sexe.

Pas très loin, en Colombie, toutes les prières des ingénieurs n’ont pas suffit. Le pont de 460 m qu’ils ont conçu à Chirajara, pas très loin de Bogota, s’est effondré sur des travailleurs. Au moins une vingtaine de soudeurs ont été tués et plusieurs autres ont été blessés. Mais le bilan aurait pu être pire puisqu’au moment de la tragédie, des dizaines d’autres travailleurs étaient en pause à l’heure du dîner.

Dans le Brésil voisin, la favela de Manguinhos de Rio de Janeiro a été investie par l’armée qui tente de soustraire le bidonville à l’influence des groupes mafieux liés à la drogue.

La grande pauvreté est également le quotidien de nombreux Yéménites, dont le pays est toujours ravagé par la guerre civile. Afin de fuir la famine, Mohammed Ruzaiq, 67 ans, et son fils Ayoub, 11 ans, ont monté une tente près d’un dépotoir situé près de la ville portuaire d’Hodeïda afin d’y trouver de la nourriture et des biens essentiels.

La situation des migrants nord-africains en mer Méditerranée retient moins l’attention médiatique, mais n’en demeure pas moins préoccupante, comme le montre la prochaine photo d’un secouriste et d’un bébé prise au large de la Libye. Si le nombre de migrants qui tentent le voyage vers l’Europe ou la Turquie a bien diminué, le risque pour la vie de ceux qui tentent ce périple en haute mer demeure entier.

Des passagers d’un avion turc en provenance d’Ankara ont connu une arrivée pour le moins chaotique à Trabzon. Le Boeing 737-800 à bord duquel ils se trouvaient a glissé lors de son atterrissage sur une piste mouillée pour quitter la piste et dévaler une pente. L’appareil s’est arrêté à quelques mètres des eaux de la mer Noire. Aucun des 168 passagers et membres d’équipages n’a été gravement blessé.

Les passagers d’un autobus n’ont pas eu cette chance dans le nord-ouest du Kazakhstan. Cinquante-deux Ouzbeks sont morts lorsque l’autobus qui les transportait vers la Russie a pris feu. Les circonstances dans lesquelles le véhicule a pris feu n'ont pas été précisées, mais des médias kazakhs ont évoqué un court-circuit. Le mauvais état du véhicule est la principale piste envisagée.

À Kirovsk, en Russie, le président Vladimir Poutine a visité une exposition pour le moins réaliste dédiée au siège de Leningrad par les nazis lors de la Deuxième Guerre mondiale.

Le président a aussi peaufiné son image d’homme fort de Moscou cette semaine en plongeant son corps dans les eaux glacées du lac Seliger, lors des traditionnelles cérémonies orthodoxes de la Théophanie.

Autre pays, autres mœurs. C’était le festival Las Luminarias à la veille de la Saint-Antoine, fête du saint patron des animaux, à San Bartolomé de Pinares, en Espagne. Des dizaines de cavaliers ont sauté à travers les flammes de bûchers pour purifier et protéger leurs cheveux, alors que d’autres traversaient les flammes en compagnie de vaches ou de porcs. Cette tradition vieille de 500 ans est dénoncée depuis plusieurs années par les protecteurs des animaux, mais les organisateurs assurent qu’aucun animal n’a été blessé à ce jour.

Terminons notre panorama hebdomadaire par une image porteuse d’espoir. Après deux années de silence total entre la Corée du Nord et la Corée du Sud, les deux pays ont convenu qu’ils défileront sous un même drapeau et qu’ils présenteront une équipe féminine commune en hockey sur glace aux JO de Pyeongchang. La flamme olympique est arrivée en Corée du Sud et a même passé le long de la frontière entre les deux pays ennemis. Et si ces Jeux menaient à la paix? Bonne semaine en images!

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