La France a les pieds dans l'eau. Le Yémen s'enfonce dans la guerre civile. Le président américain Donald Trump prononce son premier discours sur l'état de l'Union et continue de soulever les passions à l'étranger. Notre tour du monde hebdomadaire en images.

Un texte d'Alain LabelleLa « super lune bleue de sang » n’est pas passée inaperçue dans le ciel cette semaine. Les photographes d’un peu partout dans le monde ont croqué ce phénomène qui ne se produit que rarement. L’une des belles photos de l’« étoile » de la semaine nous parvient du village de Stratton-on-the-Fosse, au Royaume-Uni, où la Lune a été photographiée derrière l'abbaye de Downside, un monastère bénédictin.

De l’autre côté de la Manche, la France affrontait d’importantes inondations. À Paris, les péniches semblaient flotter au milieu de nulle part alors que la Seine sortait de son lit. Même la tour Eiffel semblait avoir les pieds dans l’eau, selon l’angle qu’empruntaient avec humour les photographes.

C’était au tour des Suédois de saluer le départ de l’un des leurs. Après que les Français eurent rendu un dernier hommage à leur plus grand chef cuisinier Paul Bocuse, les Suédois soulignaient la disparition du fondateur des magasins IKEA Ingvar Kamprad, mort à l’âge de 91 ans. Les employés de l’entreprise ont souligné son départ par un moment de recueillement, comme à Barkaby, en banlieue de Stockholm.

Les ravages de l’eau et du vent sont toujours visibles à Porto Rico, plusieurs mois après le passage de Maria. L’une des victimes de l’ouragan, Ernestina Lebron, a inspecté son réfrigérateur et ce qui reste de sa maison de Maunabo, une ville où la plupart des quartiers demeurent sans électricité.

Des Haïtiens continuaient de descendre dans les rues de Port-au-Prince afin de manifester contre le président américain Donald Trump. La Police nationale d'Haïti a même dû intervenir pour calmer les manifestants, qui ne décolèrent pas contre les paroles qu’aurait prononcées M. Trump lors d'une rencontre concernant les Dreamers d'Haïti, du Salvador et de certains pays d'Afrique. Le président nie toujours avoir traité ces pays de « trous à rats ».

Le président américain a prononcé cette semaine son premier discours sur l'état de l'Union devant les membres du Congrès manifestement divisés selon leurs allégeances partisanes. Son ton était plus conciliant qu’à l’habitude.

Après les prix Golden Globes pour le cinéma et la télévision, c’était au tour de la cérémonie des Grammy, qui récompense les musiciens, d’entrer dans la vague Time’s Up / #MeToo qui dénonce les abus de pouvoir d’hommes influents comme Harvey Weinstein. La chanteuse Kesha, entourée d'autres artistes comme Cindy Lauper, a interprété sa chanson Praying qui évoque sa propre bataille contre Dr Luke, son ancien producteur, qu'elle accuse de l'avoir violée. Sa prestation s’est terminée sous un tonnerre d'applaudissements et même des larmes du public.

#JOHout, un autre mot clic, était dans l’esprit de plusieurs personnes, cette fois au Honduras. Des rassemblements se sont déroulés devant le congrès national à Tegucigalpa, où des manifestants ont souligné leur désaccord avec la réélection du président sortant Juan Orlando Hernandez.

Une autre élection est toujours contestée, cette fois au Kenya. Le leader de l’opposition, Raila Odinga, a prêté symboliquement allégeance comme « président du peuple » à Nairobi, et non de la République, pour éviter une arrestation.

Des milliers de ses partisans s'étaient réunis pour assister à l’action politique de celui qui rejette la victoire d’Uhuru Kenyatta et qui avait boycotté l’élection du 26 octobre 2017.

Toujours à Nairobi, de jeunes Kenyans n’avaient pas la tête à la politique et s’adonnaient plutôt à leur sport favori, le hockey, dans le seul aréna de la ville. Ils s’entraînent dans le but de créer une fédération nationale de hockey dans l’espoir que leur pays puisse présenter une équipe aux Jeux olympiques de 2022 à Pékin.

La République du Yémen vit encore des jours sombres, divisée par une guerre civile. Les forces séparatistes ont pris le contrôle d’Aden, la deuxième ville du pays, aux dépens de l'armée loyale au président Abd Rabbo Mansour Hadi, mettant à mal la coalition arabe contre les rebelles houthis soutenus par l'Iran. M. Hadi, lui-même réfugié en Arabie saoudite depuis près de trois ans, a dénoncé le « coup de force » séparatiste.

Un autre conflit dans cette région retenait aussi l’attention cette semaine. L’armée turque a lancé une nouvelle opération avec l'aide de rebelles syriens pour chasser de sa frontière, à l'enclave d'Afrine, la milice kurde des Unités de protection du peuple, un groupe considéré comme terroriste par Ankara, mais allié de Washington dans la lutte contre les djihadistes en Syrie. La prochaine photo montre une jeune Kurde lors d’une manifestation contre la Turquie qui se tenait à Qamishli, en Syrie.

Ambassadrice de bonne volonté pour le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, l'actrice américaine Angelina Jolie s’est rendue au camp de Zaatari, en Jordanie. Elle a pressé les membres du Conseil de sécurité de l'ONU d'agir d'urgence pour régler le conflit en Syrie, qui va bientôt entrer dans sa huitième année.

Restons dans la région, mais terminons notre panorama hebdomadaire en mettant le cap vers l’Égypte, où deux personnes bien spéciales se sont rencontrées devant les grandes pyramides de Gizeh. L’Indienne Jyoti Amge et le Sultan Kosen de Turquie, considérés comme la plus petite femme et le plus grand homme au monde, ont pris la pose devant les photographes réunis pour assister à l’événement. Bonne semaine en images!

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