Un couple canadien vole la vedette en Asie. Des étudiants se soulèvent contre les armes à feu aux États-Unis, et les bombes continuent de s'abattre sur la Ghouta orientale, en Syrie. Retour en images sur l'actualité internationale.

Un texte d’Alain Labelle

Les Jeux de Pyeongchang se terminent, en Corée du Sud, et l’un des moments forts des compétitions a certainement été la performance en danse sur glace des patineurs canadiens Tessa Virtue et Scott Moir, qui s’est encore une fois transformée en médaille d’or olympique. Les deux athlètes patinent ensemble depuis l'enfance, et l’histoire unique du duo chouchou a rapidement fait le tour des médias internationaux.

Un autre couple canadien se trouvait en Asie, en voyage officiel celui-là. Le premier ministre Justin Trudeau, sa femme Sophie Grégoire et leurs enfants ont été aperçus dans les principaux lieux touristiques d’Inde, dont le Temple d'Or (Harmandir Sahib) de la ville d'Amritsar, au Pendjab (notre photo). La famille Trudeau revêt souvent des vêtements traditionnels en fonction de la région visitée, ce qui a été souligné – avec ou sans humour – par plusieurs médias autant indiens que canadiens.

C’était le défilé du 134e carnaval de Nice en France, l’un des plus importants de la planète, et un couple improbable a volé la vedette. Le char allégorique mettant en vedette des répliques géantes de Donald Trump et de Kim Jong-un a paradé sur une promenade des Anglais sous haute surveillance, plus d’un an après l’attentat qui a fait 86 victimes.

Un autre duo inhabituel a été vu lors de la semaine de la mode de Londres, au Royaume-Uni. La reine Élisabeth II a assisté au défilé de Richard Quinn à côté de la papesse de la mode Anna Wintour, rédactrice en chef du magazine Vogue. La souveraine en a profité pour remettre le premier « prix Élisabeth II de la mode » au designer, mais la presse britannique friande de scandales a surtout remarqué l’entorse au protocole commise par Mme Wintour, qui n’a pas daigné retirer ses lunettes en présence royale.

Un autre événement a retenu l’attention au Royaume-Uni cette semaine. La chaîne de restauration rapide PFK a manqué de poulet en raison d’un problème d’approvisionnement de son nouveau fournisseur, ce qui l’a contrainte à fermer des centaines de succursales à travers le pays. Un sevrage forcé pour certains amateurs de poulet frit, qui se sont même tournés vers le 911 pour signaler la fermeture de leur restaurant favori. La police de Londres a même affiché un message sur Twitter pour demander aux amateurs de friture de ne pas communiquer avec elle pour ce problème qui ne relève pas de ses compétences.

Un autre poulet, bleu celui-là, attire l’attention à Washington, aux États-Unis, où l’exposition itinérante Hahn/Cock de l’artiste Katharina Fritsch est actuellement présentée à l’extérieur de la National Gallery of Art. L’œuvre avait été exposée à Trafalgar Square, à Londres, de 2013 à 2015.

Ce sont des œuvres classiques de la collection de Peggy et David Rockefeller qui ont attiré les regards lorsqu’elles ont été exposées à la maison de ventes aux enchères Christie's de Londres. Le couple milliardaire vend certaines de ses possessions dans le but d’aider des organisations américaines telles que le Musée d’Art moderne de New York (MoMa) et l’Université Rockefeller de New York. La vente de la Fillette à la corbeille fleurie de Pablo Picasso pourrait rapporter à elle seule pas moins de 120 millions de dollars américains.

La prochaine photo pourrait s’intituler « La jeune femme au milieu des bombes ». Elle a été prise par un photojournaliste de Reuters à la suite d’un des nombreux bombardements qui ont frappé la Ghouta orientale, en Syrie. En une semaine, un déluge de feu s'est abattu en banlieue de Damas, où 400 000 civils et des milliers de rebelles sont assiégés depuis 2013 par les forces gouvernementales. L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) estime que 426 civils, dont 98 enfants et 42 femmes, ont été tués et 1400 autres blessés depuis qu’une nouvelle campagne aérienne a été lancée par le régime de Bachar Al-Assad.

La prochaine photo, quant à elle, pourrait bien s’intituler « Le repos du guerrier ». Elle montre des combattants de l'Armée syrienne libre, opposée au régime au pouvoir, qui reprennent des forces près de la ville d’Afrine.

La communauté internationale s’est insurgée de la situation en Syrie, mais une nouvelle résolution du conseil de sécurité de l’ONU réclamant un cessez-le-feu a été bloquée par la Russie de Vladimir Poutine, alliée de Bachar Al-Assad. Des manifestants sont descendus dans les rues d’Istanbul, en Turquie, pour décrier l’attitude des Russes et des Iraniens dans le conflit.

Ce ne sont pas des bombes qui ont causé ce panache de fumée, mais bien l’éruption du volcan Sinabung, à Karo, en Indonésie, qui connaît un regain d’activité et qui a craché une épaisse colonne de fumée jusqu’à 5000 mètres d’altitude. Le village de Tiga Pancur a été recouvert de cendres, mais personne n’a été blessé puisqu’une zone d'exclusion de 7 kilomètres autour du cratère a été établie par les autorités locales.

Pas très loin, en Thaïlande, des soldats américains ont eu droit à un entraînement militaire bien particulier. Ils ont participé aux Jeux cobra gold en compagnie de collègues thaïlandais. L’objectif était d’apprendre les rudiments de la survie dans la jungle. Au menu, scorpions et sang de cobra. Ils ont également appris à apprêter les fruits et légumes locaux.

Terminons notre panorama hebdomadaire par un arrêt chez nos voisins du sud, où la mobilisation étudiante à la suite de l’attentat dans une école secondaire de Parkland, en Floride, la semaine dernière, a ramené le contrôle des armes à feu au centre de l’actualité. De Washington à Los Angeles, des groupes d’étudiants sont descendus dans les rues pour exiger un meilleur contrôle des armes et décrier la toute puissante Asssociation nationale des armes à feu (NRA), l’organisation de défense du droit de posséder des armes à feu qui finance les campagnes électorales de nombreux politiciens républicains.

Le président américain a même reçu à la Maison-Blanche des parents et des proches des victimes des récentes tueries dans son pays. Donald Trump a conclu la rencontre en proposant d’armer des professeurs et des membres du personnel des écoles. Une suggestion controversée à laquelle un professeur présent s’est rapidement opposé. Les photographes présents ont pu capter une photo d’une note utilisée par le président et rédigée par une conseillère sur laquelle il était possible de lire 5 choses importantes à dire, dont « Je comprends ce que vous me dites », « Je vous entends », et « Que pouvons-nous faire pour vous aider à vous sentir en sécurité? ». Bonne semaine en images!

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