Le sommet historique entre Donald Trump et Kim Jong-un dans la République de Singapour a grandement marqué l'actualité internationale de la semaine, puisqu'il annonce la fin de l'isolement de la Corée du Nord et ravive l'espoir d'une dénucléarisation de la péninsule coréenne. Notre retour en images.

Un texte d'Alain LabelleAprès des décennies de défiance et de tensions entre les États-Unis et la Corée du Nord, les mains des deux belligérants se sont serrées lors d’une rencontre porteuse d’espoir pour certains, ou synonyme de mascarade pour d’autres.

Quoi qu’il en soit, les deux hommes ont affiché leur volonté de « tourner la page du passé » à l’issue de leur rencontre. Ils se sont engagés à se revoir et à établir de nouvelles relations conformément « à la volonté de paix et de prospérité des peuples des deux pays ».

L’événement, qui a été suivi partout dans le monde, était inimaginable il y a encore quelques semaines alors que les deux hommes échangeaient régulièrement des insultes personnelles et des menaces de guerre nucléaire. L’intérêt pour le rendez-vous entre les deux leaders était particulièrement palpable en Asie et surtout en Corée du Sud, où des citoyens de Séoul se sont réunis dans des places publiques pour assister entre amis aux derniers développements de l’intrigue géopolitique de l’heure.

Un autre dirigeant autoritaire a vécu une semaine occupée. Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, était en campagne électorale à Rize, à deux semaines des élections législative et présidentielle anticipées qu’il a lui-même annoncées. Au pouvoir depuis 16 ans, celui qui a levé l'interdiction des alliances électorales pour satisfaire certains de ses alliés a par le fait même aidé ses adversaires à resserrer les rangs. Mais peut-il vraiment perdre le pouvoir? La réponse le 24 juin prochain.

Toujours dans le bassin méditerranéen, la crise des migrants a divisé une fois de plus l’Europe et montré la vacuité de sa politique migratoire. Refusé par Malte et l'Italie, le bateau Aquarius de l'ONG française SOS Méditerranée, avec à son bord 629 migrants recueillis au large de la Libye, a erré en mer pendant deux jours avant de prendre la direction de l’Espagne, qui a finalement décidé de l’accueillir au port de Valence. Au début de la semaine, plusieurs dizaines de migrants ont été transférés, par mesure de sécurité, vers deux navires italiens qui suivaient le convoi. La décision de l’Italie a mené à une guerre de mots avec son voisin français. Aux dernières nouvelles, le navire des garde-côtes italiens qui guide l’Aquarius a décidé de changer l’itinéraire du convoi humanitaire pour éviter le mauvais temps et préserver les rescapés malades et épuisés.

Un pays empêtré dans son processus de sortie de l’Union européenne, le Royaume-Uni, a vécu un moment de recueillement un an après l’incendie de la tour Grenfell de 24 étages, à Londres, qui a tué 72 personnes. Totalement dévasté et calciné, l’immeuble a pour l’occasion été recouvert de bâches blanches et coiffé de panneaux sur lesquels on pouvait lire : « Grenfell pour toujours dans nos cœurs ».

Au Guatemala, l’heure était aussi au recueillement. Les familles et les amis des 114 victimes identifiées à ce jour de l’éruption du volcan de Fuego continuent d’enterrer leurs proches. À Alotenango, la jeune Aura Yolanda Perez Paz, 17 ans, a été portée en terre alors que les recherches pour retrouver la centaine de personnes portées disparues se poursuivent.

À Porto Rico, c’est encore l’identification des victimes de Maria qui pose problème près d’un an après le passage de cet ouragan meurtrier. On apprenait cette semaine que la morgue de San Juan déborde de cadavres non réclamés, notamment en raison des compressions budgétaires subies par le territoire américain à la suite de la tempête. Au total, 307 corps attendent toujours d'être récupérés par les familles dans le bâtiment qui n'a que 295 places, tandis que 52 autres ont été entreposés dans quatre conteneurs réfrigérés à l’extérieur. Plus d'un tiers des cadavres n'ont pas été identifiés à cause du manque de médecins spécialisés.

Au Sud, la très catholique Argentine n’a pas suivi les conseils de l’Église et du pape François. Dans une décision historique, les députés argentins ont voté de justesse, après 23 heures de débats ininterrompus, la dépénalisation et la légalisation de l’interruption volontaire de grossesse. Depuis plus d’un siècle, le recours à l’avortement est passible de quatre ans de prison dans ce pays. De nombreuses Argentines sont descendues dans les rues de Buenos Aires dans l’attente d’un résultat qui a été accueilli dans l’euphorie la plus totale.

C’était également la joie pour l'Espagnol Rafael Nadal, qui a encore remporté les Internationaux de France – cette fois aux dépens de l'Autrichien Dominic Thiem. Il s'agissait d'un 11e sacre pour le joueur de tennis sur la terre battue de Roland-Garros.

Puis les compétitions de la Coupe du monde de football 2018 de la Fédération internationale de football association (FIFA), qui se tiennent en Russie, sont maintenant commencées, au grand plaisir des nombreux accros du ballon rond ayant fait le voyage au pays des tsars et se réunissant quotidiennement pour assister aux matchs à l’Université d’État de Moscou. Le vainqueur de la compétition sera connu lors de la finale, qui se déroulera le 15 juillet.

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