Retour

Orlando : 50 morts et 53 blessés dans la pire tuerie de l'histoire des États-Unis

Cinquante personnes ont été tuées lors d'une fusillade dans une discothèque gaie à Orlando, en Floride. Les autorités ont confirmé qu'il s'agit d'un « acte de terrorisme intérieur » et que cette fusillade est la plus meurtrière de l'histoire des États-Unis.

La police d'Orlando a précisé qu'au moins 53 personnes ont été hospitalisées, et de nombreuses victimes sont dans un état critique. Six chirurgiens ont été appelés en renfort.

Un policier a également été blessé au cours de l'échange de coups de feu avec l'assaillant.

Sur les 300 personnes présentes dans la discothèque au moment de la fusillade, les policiers disent en avoir sauvé une trentaine.

Sept victimes, âgées de 20 à 36 ans, ont été identifiées. Il s'agit de : 

  • Edward Sotomayor fils, 34 ans,
  • Stanley Almodovar III, 23 ans
  • Luis Omar Ocasio-Capo, 20  ans
  • Juan Ramon Guerrero, 22 ans
  • Eric Ivan Ortiz-Rivera, 36 ans
  • Peter O. Gonzalez-Cruz, 22 ans
  • Luis S. Vielma, 22 ans

L'identification de toutes les victimes pourrait prendre un certain temps, ont averti les autorités. 

Connu pour ses « sympathies » islamistes

Le FBI soutient qu'Omar Seddique. Mateen avait un « penchant » pour le terrorisme islamiste. Le tireur a fait un appel au 911 quelques minutes après le début de la fusillade pour déclarer son allégeance au groupe armé État islamique.

Le tireur était connu du FBI depuis 2013 pour ses « sympathies » islamistes. Il aurait fait l'objet d'une enquête et a été rencontré à deux reprises par le FBI pour des commentaires concernant le groupe armé État islamique.

La fusillade « n'a rien à voir avec la religion », a pour sa part affirmé Mir Seddique, le père d'Omar Mateen. Il a expliqué à la chaîne NBC que son fils était récemment devenu furieux en voyant deux hommes s'embrasser devant sa femme et son fils de 3 ans. « Nous n'étions au courant de rien. Nous sommes choqués comme tout le pays », a ajouté le père, après avoir présenté ses excuses au nom de sa famille.

Né en 1986 à New York, Omar S. Mateen travaillait comme agent pour une entreprise de services de sécurité. Dans une entrevue au Washington Post,  son ex-épouse affirme qu'il est un homme instable et violent, qui la battait régulièrement.

Les autorités ont permis à un imam local d'intervenir pendant la conférence de presse, histoire de prévenir toutes représailles contre la communauté musulmane. L'imam a appelé au calme et a demandé à la population et aux médias de ne pas tirer de conclusions hâtives sur le mobile du tireur.

Le maire de la ville a demandé au gouverneur de l'État de Floride d'instaurer l'état d'urgence, mais les autorités sont convaincues qu'il n'y a pas d'autre menace pour la population.

Une fusillade et une prise d'otages

Vers 2 h, heure locale, la discothèque Pulse Orlando a publié un message sur sa page Facebook : « Sortez tous et courez! »

Selon le FBI, un homme a ouvert le feu dans la discothèque. Un policier qui travaillait comme agent de sécurité à l'établissement a alors échangé des tirs avec Omar Mateen.

Vers 5 h, heure locale, le groupe d'intervention tactique (SWAT) a finalement décidé de donner l'assaut puisque le tireur tenait un nombre indéterminé d'otages. La police a également mentionné avoir procédé à une « explosion contrôlée » devant le club afin de pouvoir secourir les personnes à l'intérieur.

Le tireur a été tué vers 6 h. 

Omar Mateen portait une arme de poing, un fusil d'assaut ainsi qu'un « engin suspect », ont précisé les autorités. Le FBI et les autorités locales ont affirmé que le tueur « était organisé et bien préparé ».

Les policiers disent qu'aucun engin explosif n'a été trouvé sur les lieux de la fusillade. Les autorités prévoient fouiller la maison d'Omar Mateen et vérifier son activité sur les réseaux sociaux.

Le tireur détenait un permis d'armes depuis 2011 et s'était procuré des armes au cours de la semaine dernière, selon le FBI.

De longues minutes de terreur

Un homme a raconté avoir entendu des dizaines de coups de feu pendant plus d'une minute. « Il y a eu une courte pause dans les tirs et certains d'entre nous ont pu se lever et sortir en courant par-derrière », a raconté Ricardo Negron. 

Le groupe Equality Florida a pour sa part déclaré que « les clubs gais ont une signification très importante pour la communauté LGBT. Ils étaient souvent les seuls endroits pour se rassembler de façon sécuritaire ».

Plus d'articles

Commentaires