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OTAN : l'engagement américain au coeur de la visite de Trump en Pologne

Donald Trump rencontre aujourd'hui, à Varsovie, les membres est-européens de l'OTAN sur fond d'inquiétudes quant à l'engagement américain au sein de l'alliance.

Lors d'une intervention devant les représentants des pays membres de l'OTAN en mai à Bruxelles, le président des États-Unis avait pris soin de ne pas mentionner l'article 5 et de ne pas s'exprimer clairement sur l'engagement de son pays à l'égard de ses partenaires.

Il s'est dit depuis décidé à soutenir le principe d'une solidarité de défense prévue par cet article du Traité de l'Atlantique Nord.

Avant de se rendre au sommet du G20 à Hambourg vendredi et samedi, le président américain participera jeudi à une réunion des dirigeants d'Europe centrale, des pays baltes et des Balkans organisée par la Pologne et la Croatie pour renforcer les relations commerciales régionales.

La Maison-Blanche a précisé que Trump soulignerait à cette occasion l'engagement américain dans l'OTAN – une organisation qu'il avait précédemment jugée obsolète – signe de la volonté de conciliation de Washington après un précédent sommet bruxellois sous haute tension.

Comme d'autres pays situés sur le flanc oriental de l'OTAN, la Pologne devrait accueillir avec soulagement le renouvellement de l'engagement américain.

Le ministre polonais de la Défense a annoncé jeudi la conclusion d'un protocole d'accord qui permettra à Varsovie d'acheter des missiles Patriot aux États-Unis. « Je suis heureux de pouvoir annoncer cette information le jour de la visite du président Trump à Varsovie », s'est félicité Antoni Macierewicz.

Convergence de vues

Le gouvernement polonais, eurosceptique et conservateur, partage avec Donald Trump plusieurs points de vue, notamment sur le climat, l'immigration et l'industrie du charbon, et a salué la visite du président américain comme le signe de l'importance de Varsovie en Europe centrale.

Donald Trump doit prononcer jeudi dans la capitale polonaise un discours de politique étrangère qui sera très suivi par le reste de l'Europe, dont l'ouest du continent.

Certains diplomates s'inquiètent des divisions croissantes entre l'est et l'ouest de l'Union européenne et voient dans le sommet régional de jeudi une tentative de court-circuitage des structures européennes de la part de la Pologne.

Cette dernière prévoit en outre de diversifier son approvisionnement en énergie, largement dépendant des gisements russes de gaz naturel, en achetant du gaz naturel liquéfié aux États-Unis.

« Nous sommes tout simplement un pays important dans cette partie du monde », a déclaré le président polonais dans une entrevue accordée à l'agence Associated Press.

« Nous sommes parmi les plus grands pays d'Europe, nous sommes un chef de file en Europe centrale et le président Trump [...] le comprend. »

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