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Panama Papers : Poutine dénonce une « provocation américaine »

Le président russe, Vladimir Poutine, a reconnu jeudi, au cours d'une séance télévisée de questions-réponses avec des Russes, que les informations des Panama Papers étaient vraies, mais a accusé les États-Unis de se trouver derrière ces « provocations ».

Il a minimisé l'importance de ces fuites et a répété que les Panama Papers ne révélaient rien d'illégal.

« Qui est derrière ces provocations? Nous savons qu'il y a des gens qui appartiennent à des institutions américaines », a déclaré le président en ajoutant que le journal allemand Süddeutsche Zeitung, selon lui le premier média à publier les fuites, appartenait à une grande banque américaine. Le directeur général de Süddeutsche Zeitung a rapidement nié l'existence d'une « relation avec Goldman Sachs en termes de droit des affaires ».

Le président russe estime que ces fuites n'avaient pour but que de « semer le trouble » à l'approche des élections russes en septembre. « Nos opposants sont par-dessus tout préoccupés par la cohésion et le renforcement de la nation russe. Ils essayent de nous bousculer de l'intérieur, de nous rendre plus dociles. Ils ont donc fabriqué des informations », s'est-il indigné.

Vladimir Poutine a de nouveau pris la défense du violoncelliste russe Sergueï Roldouguine, qui aurait aidé à dissimuler jusqu'à 2 milliards de dollars dans des paradis fiscaux. Le violoncelliste a « dépensé tout l'argent qu'il a gagné pour acheter des instruments de musique », a expliqué le président Poutine.

Poutine rassure les Russes sur l'économie

Plusieurs questions des Russes ont porté sur l'inflation, les salaires et les carences des services publics. Le président a certifié qu'il faisait tout pour limiter les conséquences du ralentissement économique et des sanctions internationales sur la population russe.

Vladimir Poutine a souligné que la Russie devait s'adapter aux sanctions imposées après l'annexion de la Crimée en 2014, mais a prédit que la croissance économique serait de 1,4 % l'an prochain.

Le dossier syrien

En matière de politique étrangère, Vladimir Poutine s'est dit favorable à une solution négociée en Syrie. « Il est nécessaire d'en venir à un accord, de négocier, d'adopter une nouvelle constitution, et de tenir des élections rapidement et de sortir de cette crise », a-t-il énoncé. M. Poutine a ajouté que le contingent russe, qui a été récemment réduit, a permis à l'armée syrienne de faire des avancées significatives.

Le président russe n'a toutefois jamais mentionné le nom du président Bachar Al-Assad, ou son rôle dans l'avenir de la Syrie.

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