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Paris promet la fin des ventes de voitures au diesel et à essence d'ici 2040

Dans le cadre de son « plan climat », le gouvernement français prévoit mettre un terme à la vente de voitures avec moteur à combustion sur le territoire français d'ici les 23 prochaines années.

Cet objectif ambitieux a été annoncé jeudi par le ministre français de l’Écologie, Nicolas Hulot, qui a expliqué que son pays tentait d’harmoniser ses politiques de lutte contre les changements climatiques avec celles d’autres pays européens, notamment les Pays-Bas.

Plus audacieuse encore, la Norvège prévoit mettre un terme dès 2025 aux ventes de nouvelles voitures équipées seulement d'un moteur à combustion, soit 15 ans avant la France.

Ce « plan climat » reflète les promesses qu’avait faites en juin le nouveau président Emmanuel Macron, d’adopter une attitude plus offensive en matière d’environnement après le retrait des États-Unis de l'Accord de Paris.

L’objectif ultime du « plan climat » du gouvernement Macron est de faire de la France un pays carboneutre d’ici 2050.

Une « véritable révolution », selon Nicolas Hulot

De son propre aveu, le ministre Hulot a admis que la fin des voitures à essence et au diesel d’ici 2040 constituait une « véritable révolution » notamment pour les deux grands constructeurs automobiles français PSA et Renault qui comptent peu de véhicules hybrides ou électriques sur les routes de France.

« Nos propres constructeurs [automobiles] ont dans leurs cartons de quoi alimenter et incarner cette promesse […] qui est aussi un agenda de santé publique », a assuré Nicolas Hulot, rappelant que la France est le premier producteur de voitures électriques vendues en Europe.

Des constructeurs européens amorcent le virage

Cette annonce audacieuse du gouvernement français survient au lendemain d’une annonce du constructeur suédois Volvo voulant qu’il ne développe plus de modèles de voitures exclusivement à essence ou au diesel à partir de 2019.

Une longue route à parcourir

Quoique très séduisants sur le plan environnemental, ces objectifs sont pour le moins ambitieux, voire utopiques diront certains, dans une Europe où le marché des véhicules électriques et hybrides est minime.

En 2016, 95 % des nouveaux véhicules immatriculés en Europe roulaient au diesel ou à l’essence, selon l'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA).

Mais, pour la première fois en juin dernier, en Norvège, les véhicules électriques ont remporté la plus grosse part des nouvelles immatriculations soit 27,7 % contre 24,2 % pour les véhicules au diesel et 23,1 % pour les voitures à essence, selon le Conseil d'information sur le trafic routier (OFV).

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