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Photos de l’attentat de Nice : le Paris Match ne sera pas retiré

La justice française critique l'hebdomadaire Paris Match pour avoir publié des images trop crues de l'attentat de Nice, mais n'ordonne pas son retrait des kiosques.

Le tribunal de grande instance de Paris a jugé que la publication d'images prises le 14 juillet 2016 à Nice, le soir de l'attentat meurtrier au camion-bélier, portait atteinte à la « dignité de la personne ».

« Elles s'avèrent indécentes par l'illustration de victimes courant pour échapper à la mort ou sur le point de mourir », peut-on lire dans la décision du tribunal.

Sur les images on peut voir le camion percuter des passants, mais aussi, sur l'une d'entre elles, le corps ensanglanté de l'assaillant, tué par la police, dans l'habitacle du camion.

L'hebdomadaire ne pourra pas en revanche publier sur son site internet certaines de ces photos et ne pourra pas effectuer de nouveaux tirages du numéro mis en cause, paru un an après l’attentat qui a coûté la vie à 86 personnes et fait des centaines de blessés sur la promenade des Anglais.

Dans un communiqué, Paris Match « se félicite de la décision du Tribunal de Grande Instance de Paris qui a rejeté la demande du Parquet de Paris de retrait des points de vente du numéro de cette semaine ».

En entrevue à Midi info, Philippe Pradal, maire de Nice à l'époque de l’attaque, a estimé que la ville « demeure blessée » et que le rapport des Niçois à la promenade des Anglais a évolué dans le temps.

« Nous avons voulu que cette promenade soit complètement rénovée. On a fait des travaux importants de sécurisation, mais aussi d’embellissement », a indiqué M. Pradal.

« Chacun se réapproprie l’endroit à son rythme », a-t-il dit, en précisant que les festivités du 14 juillet cette année à Nice seront marquées par 86 faisceaux lumineux en hommage aux 86 victimes.

Ces festivités se dérouleront sans feux d’artifice et plusieurs villes feront de même en solidarité avec Nice.

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