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Plaidoyer pour maintenir le financement américain de l’ONU

À quelques jours de l'arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche, l'ambassadrice américaine à l'ONU a mis en garde la nouvelle administration contre une réduction du financement des Nations unies, qui serait « extrêmement préjudiciable ».

« Si nous nous attachons les mains dans le dos ou dépouillons cette organisation » de notre soutien, « ce serait extrêmement préjudiciable aux intérêts américains », a averti Samantha Power, qui représente les États-Unis à l’ONU depuis quatre ans.

« Les États-Unis ont besoin de l'ONU », car celle-ci « va dans des endroits où les États-Unis n'iront pas », a-t-elle ajouté, en référence aux missions de maintien de la paix en Afrique notamment.

Nous menons le monde en partie, car nous menons à l'ONU.

Samantha Power, ambassadrice des États-Unis à l’ONU

Un désengagement américain serait d’autant plus préjudiciable que « des pays comme la Russie ou la Chine » en seraient les premiers gagnants, selon Mme Power.

Son plaidoyer intervient après le dépôt au Sénat d'un texte de loi dont l’objectif est de geler le financement américain à l’ONU jusqu'à ce que le Conseil de sécurité revienne sur une résolution demandant la fin des colonies israéliennes dans les territoires palestiniens.

Après ce vote du Conseil de sécurité, Donald Trump, dont l’investiture est attendue vendredi prochain, a clairement dit que « les choses seront différentes à l'ONU après le 20 janvier », date de son entrée en fonction.

Il faut dire que le nouveau président américain n’a pas une grande opinion de l’ONU, qui, d’après ses propres mots, n’est qu'un « club pour des gens qui veulent se réunir et passer du bon temps ».

Préserver l'accord sur le nucléaire iranien

La diplomate américaine a par ailleurs invité le successeur de Barack Obama à préserver l'accord international sur le programme nucléaire iranien, qui, de son point de vue, commence à porter fruit.

Donald Trump a déjà laissé entendre qu’il pourrait renégocier cet accord que Téhéran a conclu avec les membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (États-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne) et l'Allemagne.

Nous qui voyons la menace que l'Iran fait peser par ses actes de déstabilisation dans la région et par son soutien au terrorisme serions très sages de préserver un accord qui le prive d'armes de destruction massive.

Samatha Power, ambassadrice des États-Unis à l’ONU

« Nous avons réussi à faire en sorte que l'Iran ne puisse pas se doter d'un arsenal nucléaire […] Cela fonctionne », a mentionné la diplomate, appelant l'administration Trump à se montrer « très forte » dans la mise en œuvre de l'accord.

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