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Plus d'une centaine de migrants meurent en tentant de gagner l'Europe

La mer Méditerranée et la mer Égée continuent d'avaler et de rejeter des corps de migrants qui caressaient le rêve d'atteindre les côtes de l'Europe dans l'espoir d'y reconstruire leur vie.

Cent huit d'entre eux y ont trouvé la mort ces dernières heures et ce bilan risque de s'accroître, en raison du naufrage d'une embarcation transportant des centaines de migrants au sud de la Crète.

Selon la garde-côtière grecque, 4 migrants ont perdu la vie dans ce naufrage, et 340 autres ont pu être secourues jusqu'ici, grâce à l'aide de cinq bateaux marchands qui ont répondu à un appel d'urgence. Les opérations de sauvetage se poursuivent toujours à l'heure actuelle.

Les autorités grecques croient que le bateau est parti de la côte africaine et estiment qu'il transportait 400 ou 500 personnes. L'Office international pour les migrations (OIM) avance pour sa part le chiffre de 700 passagers.

Selon la police portuaire grecque, 242 rescapés doivent être acheminés en Italie et 75 autres à Port Saïd, en Égypte. La destination des autres n'est pas connue. 

La Crète était à l'écart des routes utilisées par les passeurs jusqu'ici. Un groupe de 113 migrants, afghans pour l'essentiel, a cependant atteint l'île plus tôt cette semaine. Il s'agissait de la première arrivée d'une telle importance dans l'île. Un autre groupe de 64 migrants a aussi atteint l'île vendredi dernier.

Cette situation pourrait indiquer que les passeurs tentent de contourner des navires de l'OTAN déployés plus au nord-ouest, entre les côtes turques et les îles grecques, dont celles de Lesbos et Chios. Cet étroit bras de mer a constitué la voie de passage privilégiée de centaines de milliers de migrants en 2015 et au début de 2016.

104 cadavres échoués sur une plage libyenne

De son côté, la marine libyenne a annoncé vendredi la découverte de 104 cadavres, dont ceux de nombreuses femmes et enfants, sur les plages de Zouara, non loin de Sabratah, dans l'ouest du pays.

« Nous nous attendons à ce que ce chiffre augmente », a fait savoir un porte-parole de la marine, le colonel Ayoub Qassem, en soulignant que le bateau sur lequel les victimes se trouvaient « peut transporter entre 115 et 125 passagers ».

Le colonel Qassem n'a pu confirmer si les victimes, repérées jeudi, prenaient place à bord d'une des six embarcations qui ont fait naufrage la semaine dernière, faisant 880 morts, selon une estimation du Haut-Commissariat aux réfugiés publiée mardi.

« Les migrants sont généralement de nationalités africaines, mais il y a aussi des Arabes parmi eux, notamment des Marocains », a ajouté le colonel Qassem. Ce dernier déplore par ailleurs que l'Europe « ne fait rien d'autre que compter les corps » plutôt qu'agir.

Dans un communiqué publié sur sa page Facebook, le conseil municipal de Zouara dénonce également « le silence étrange des responsables, autant au sein de l'État libyen que dans les organisations internationales », et « l'absence d'assistance [à leur] ville, qui manque de moyens pour traiter ce problème. »

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