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Plus de 100 morts depuis le début des affrontements au Venezuela

La communauté internationale commence à hausser le ton envers le gouvernement de Nicolas Maduro alors que le bilan des morts est grimpé à 103 depuis le début des manifestations menées par l'opposition.

Les forces de l'ordre vénézuéliennes ont eu recours à des grenades lacrymogènes samedi pour disperser plusieurs centaines de jeunes manifestants qui défilaient à Caracas contre le président du Venezuela.

La Table de l'Unité démocratique, coalition formée par les adversaires de Maduro, avait appelé à cette marche en direction du siège de la Cour suprême, pour soutenir une juridiction parallèle formée vendredi par l'opposition.

Les forces de l'ordre ont toutefois barré la route aux manifestants avec des véhicules blindés.

Parmi les blessés figure Wuilly Arteaga, un violoniste de 23 ans devenu célèbre en jouant l'hymne national face aux policiers pendant que des heurts se déroulaient autour de lui. Il a dû être hospitalisé et a diffusé sur Twitter une vidéo où il apparaît le visage bandé.

« Ni les balles en caoutchouc ni les plombs ne réussiront à mettre fin à notre combat pour l'indépendance du Venezuela. Demain, je serai de nouveau dans la rue », annonce-t-il.

L'un des 13 membres de la Cour suprême parallèle, Angel Zerpa, aurait aussi été arrêté samedi par les services de renseignement, selon Henrique Capriles, l'un des chefs de file de l'opposition.

Le député d'opposition Luis Florido, interrogé lors de la marche, affirme que « la répression est le seul moyen qu'a ce régime de se maintenir au pouvoir ».

Les manifestants réclament depuis quatre mois la tenue d’élections anticipées pour déloger le président. L’opposition, majoritaire au Parlement, dénonce également le projet d’assemblée constituante qui doit être élue le 30 juillet prochain afin de réécrire la Constitution.

Des manifestations quasi quotidiennes paralysent les grandes villes du pays. Jeudi dernier, une grève générale a été suivie d'autres mouvements de protestation, au cours desquels des Vénézuéliens antichavistes ont affronté les forces de l’ordre.

Une nouvelle manifestation est prévue lundi et une grève générale devrait être organisée dans la semaine, d'après l'opposante Maria Corina Machado.

Inquiétudes internationales

Réunis vendredi à Mendoza, en Argentine, les pays du Mercosur, soit le Brésil, l’Argentine, l’Uruguay et le Paraguay, ont appelé le président Maduro à rétablir l'ordre au Venezuela.

Le pays est suspendu de l’organisation depuis décembre dernier.

Pour sa part, le président des États-Unis Donald Trump a menacé d’imposer des sanctions économiques « fortes » si le projet d’assemblée constituante va de l’avant comme prévu.

Plusieurs pays d’Amérique latine, l’Union européenne et l’Organisation des États américains ont également demandé l’abandon du projet de révision de la Constitution et la tenue d'élections législatives.

Loin de céder à la pression, le gouvernement vénézuélien a annoncé samedi que 232 000 militaires seraient déployés pour assurer la sécurité du scrutin le 30 juillet.

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