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Plus de 700 maires catalans défient Madrid

Les maires de différentes villes catalanes sont descendus samedi dans les rues de Barcelone en faveur de l'autodétermination de la Catalogne.

Entourés d’une foule de partisans scandant : « Nous sommes avec vous! », et de drapeaux indépendantistes, les centaines d’élus ont entonné l’hymne national catalan.

Bâton de maire à la main, ils se sont dits prêts à braver l'interdiction de tenir un référendum le 1er octobre prochain. La tenue de ce vote a pourtant été jugée illégale par la Cour constitutionnelle espagnole.

Plus des deux tiers des 948 maires de la communauté autonome ont été cités à comparaître par le procureur général de l'État après avoir proposé de prêter des locaux municipaux pour la tenue du vote. En choeur, ils se défendent d’être des « délinquants ».

Perquisitions

Ces derniers jours, la police espagnole est à la recherche de bulletins de vote et des urnes dans des imprimeries et de nombreux journaux. Environ 100 000 tracts ont été confisqués vendredi lors d’une opération, a annoncé le ministre de l’Intérieur sans préciser l’endroit.

Le même jour, sept journaux affirment avoir reçu des avis de ne pas publier des annonces de la campagne électorale, a indiqué samedi un porte-parole de la plus haute juridiction catalane.

La question de l’indépendance déchire toujours les Catalans, malgré la forte présence d’indépendantistes au Parlement régional.

En 2015, les séparatistes avaient obtenu 47,6 % des suffrages contre 51,28 % pour le maintien de la Catalogne dans l’Espagne.

Malgré tout, une majorité de Catalans souhaite pouvoir s’exprimer lors d’un référendum.

L'Écosse, un exemple à suivre?

Le gouvernement écossais a annoncé soutenir la Catalogne dans son initiative.

« Tous les peuples ont droit à l'autodétermination et au choix de former le gouvernement le mieux adapté à leurs besoins, un principe qui est inscrit dans la Charte des Nations unies », a indiqué Fiona Hyslop, secrétaire écossaise aux Affaires extérieures dans un communiqué.

Selon elle, le référendum de 2014 sur l'autodétermination de l'Écosse était un exemple positif pour régler ce genre différend, malgré la victoire du « non ».

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