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Plusieurs pays du Golfe rompent leurs liens diplomatiques avec le Qatar

L'Arabie saoudite, l'Égypte, les Émirats arabes unis et le Bahreïn ont annoncé la rupture de leurs relations diplomatiques avec le Qatar, lundi, en invoquant des questions de sécurité nationale.

Ils accusent notamment Doha de déstabiliser la région et de soutenir des « groupes terroristes ».

L'Arabie saoudite et le Bahreïn ont indiqué dans de brefs communiqués diffusés par leurs agences de presse officielles que toutes les liaisons terrestres, aériennes et maritimes avec l'émirat étaient suspendues. La compagnie aérienne nationale des Émirats arabes unis, Etihad Airways, a pour sa part annoncé qu'elle allait suspendre dès mardi ses vols en direction ou en provenance du Qatar.

L'Arabie saoudite, qui commande la coalition militaire arabe qui intervient au Yémen, a aussi annoncé qu'elle excluait le Qatar de cette coalition.

L'agence saoudienne, qui cite un responsable du royaume, précise que la décision de Riyad est justifiée par la nécessité de protéger « la sécurité nationale des dangers du terrorisme et de l'extrémisme ».

Le Bahreïn accuse pour sa part le Qatar « d'ébranler la sécurité et la stabilité [de son royaume] et de s'ingérer dans ses affaires » intérieures.

« Totalement inacceptable »

Le ministère des Affaires étrangères du Qatar a dénoncé dans un communiqué la rupture des relations diplomatiques annoncée par ses voisins du Golfe, qu'il qualifie de « campagne hostile, fondée sur des mensonges ».

Selon le Qatar, ces décisions, prises en coordination avec l'Égypte, ont pour objectif de « placer l'État [du Qatar] sous tutelle, ce qui marque une violation de sa souveraineté » et est « totalement inacceptable ».

Le ministère qatari soutient qu'il « respecte la souveraineté des autres États, n'interfère pas dans les affaires d'autrui [et] lutte contre le terrorisme et l'extrémisme ». Tout en abordant les impacts liés à la fermeture des frontières, il précise que le Qatar entreprendra « les mesures nécessaires pour mettre en échec les tentatives d'affecter sa population et son économie ».

En réaction à cette crise, le secrétaire d'État américain Rex Tillerson a appelé les pays du Golfe à rester unis et à tenter de régler leurs divergences.

Rex Tillerson affirme cependant qu'il ne croit pas que cette crise puisse avoir un impact significatif sur le combat contre le terrorisme dans la région.

Le président américain Donald Trump avait demandé aux pays musulmans, lors de sa visite à Riyad il y a deux semaines, d'agir de manière décisive contre l'extrémisme religieux.

En 2014, les trois pays du Golfe avaient rappelé leurs ambassadeurs à Doha en reprochant au Qatar ses liens avec l'organisation des Frères musulmans après le renversement du chef d'État égyptien Mohamed Morsi, qui était issu de la confrérie, par l'actuel président Abdel Fattah Al-Sissi.

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