L'île de Porto Rico se relève très lentement du passage de l'ouragan Maria. Les habitants manquent de tout et certains attendent toujours que l'aide arrive.

Un reportage de Christian Latreille

Maria a laissé le long de sa route à Porto Rico un tunnel de désolation. L'ouragan a brisé, comme des allumettes de bois, des arbres et des pylônes en béton.

Presque toute l'île est sans électricité depuis deux semaines.

Rachel Ayala, 70 ans, est née à Loiza, à l'est de la capitale San Juan. Elle n'en peut plus d'attendre de l'aide. Sa maison est ravagée et le toit arraché. La cour arrière est une zone de guerre. Elle a tout de même réussi à s'enfuir, dit-elle, 15 minutes avant l'arrivée de Maria.

Une heure plus tard, tout était détruit.

Les dégâts sont pires encore chez son voisin Luis. Un arbre s'est écrasé sur sa demeure. Il n'en reste plus rien.

« Je me sens mal, je suis triste. Moi, ma femme et mes trois enfants devons habiter chez ma grand-mère dans une petite chambre », explique Luis Alvarez

La vie à Porto Rico est devenue, pour ses 3,5 millions d'habitants, une longue file d'attente. Les gens attendent pour de l'essence, pour de l'argent à la banque, pour de la glace, une denrée rare sur l'île.

Le propriétaire de l'usine en fabrique 165 000 kilos quotidiennement. Il aurait besoin de 2 millions de kilos par jour.

« Je suis incapable de faire assez de glace pour tout le monde et ça me rend triste », explique le propriétaire de Las Flores Ice Nelson Gutierrez.

Porto Rico vit le pire désastre naturel de son histoire après une grave crise économique.

On commence à peine à remonter les lignes électriques.

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