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Premier tour des élections présidentielles au Pérou

Quelque 23 millions de Péruviens sont appelés aux urnes dimanche à l'occasion du premier tour des élections présidentielles.

Keiko Fujimori est présentement en tête des intentions de vote. Elle est la fille de l'ancien président Alberto Fujimori, condamné à 25 ans de prison pour corruption et violation des droits de l'homme.

Ses opposants craignent un retour de l'ère « fujimoriste ». La candidate s'est toutefois engagée à respecter les droits de l'homme, la liberté de presse et les institutions démocratiques si elle est élue.

L'économiste de droite, Pedro Pablo Kuczynski, est au coude-à-coude avec la jeune parlementaire de gauche, Veronika Mendoza, pour la deuxième place.

Si Keiko Fujimori n'obtient pas les 50 % des voix requises au premier tour, les autres partis pourraient constituer un front pour la bloquer au second tour.

Une nouvelle loi électorale qui permet de disqualifier des candidats jusqu'au dernier moment faisait planer une incertitude sur les candidats le jour du vote.

Cette réglementation interdit toute distribution d'argent ou de cadeaux durant la campagne sous peine d'expulsion de la course. La loi permet aux autorités d'éliminer un candidat jusqu'au jour même du vote.

Au total, neuf candidats ont été disqualifiés sur les 19 inscrits au début de la campagne électorale.

Les millions de bulletins de vote comportent toutefois les photos ainsi que les noms de 14 candidats, puisque quatre d'entre eux ont été retirés de la course après l'impression des documents.

Une attaque fait trois morts à la veille du scrutin

Quatre personnes, dont trois militaires, sont mortes samedi dans une attaque attribuée par les autorités aux rebelles maoïstes du Sentier lumineux. La troisième personne décédée est un chauffeur civil.

L'embuscade, qui a fait également sept blessés, s'est produite dans une région productrice de coca au moment où des militaires transportaient du matériel en vue du scrutin, a indiqué le chef des forces armées, Jorge Moscoso, lors d'une conférence de presse.

Le Sentier lumineux a été quasiment démantelé dans les années 90, au terme d'une campagne d'une dizaine d'années qui a fait 69 000 morts sous la présidence d'Alberto Fujimori, mais des centaines d'insurgés contrôlent toujours des territoires dans la zone de production de coca située dans la jungle.

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