Raul Castro a amorcé lundi la première visite en France d'un chef d'État cubain depuis celle de son frère Fidel, il y a 21 ans.

Cette visite survient neuf mois après le voyage de François Hollande à La Havane et marque de façon définitive la fin des tensions et la normalisation des relations entre les deux pays.

Le président français a accueilli chaleureusement son homologue cubain. Raul Castro a eu droit aux honneurs militaires et à une descente de l'avenue des Champs-Élysées, escorté par la Garde républicaine à cheval.

En s'adressant aux médias, François Hollande a demandé au président américain Barack Obama de lever définitivement l'embargo commercial sur Cuba.

« Le président Obama, qui a fait que l'on progresse, doit, et il l'a dit lui-même, aller jusqu'au bout et permettre qu'il puisse y avoir la fin de ce vestige de la guerre froide », a déclaré le chef de l'État français.

Raul Castro, qui était aux côtés de François Hollande, a salué sa position. « Cuba apprécie la position de la France en faveur de la levée du blocus économique », affirme-t-il.

François Hollande a précisé avoir abordé avec son hôte la question récurrente de la défense des droits de la personne à Cuba. « Nous n'avons écarté aucun sujet, y compris le droit des personnes », a dit le président.

Les deux dirigeants ont discuté pendant près d'une heure avant de signer une douzaine d'accords commerciaux.

Ces ententes visent à soutenir l'économie cubaine et portent notamment sur la conversion d'une partie des arriérés de la dette cubaine en un fonds franco-cubain pour financer des projets communs à Cuba.

La France souhaite s'affirmer comme « le premier partenaire politique et économique européen » de Cuba.

Déjà, plusieurs grandes entreprises françaises ont investi dans le pays, mais les échanges commerciaux restent assez faibles et la France veut augmenter ces investissements.

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