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Présidentielle en France : Macron crie au piratage russe

Après avoir été accusée de s'être ingérée dans la campagne présidentielle américaine, la Russie doit se défendre d'avoir mené des attaques informatiques contre un candidat à la présidentielle en France. L'équipe du candidat indépendant Emmanuel Macron dit avoir été victime de piratage.

Depuis quelques semaines, le candidat présidentiel Emmanuel Macron fait l'objet de rumeurs multiples. Sa campagne électorale serait principalement financée par un lobby gai international ou encore par des banquiers américains.

Des faussetés qui émanent de médias russes, affiliés au Kremlin, comme Russia Today ou Sputnik news, selon le camp Macron.

Le jeune candidat a même pris soin de nier publiquement son homosexualité, il y a quelques jours.

Mais il y a pire, selon le secrétaire général du mouvement politique En marche, Richard Ferrand : « Pour le seul mois de janvier, tout notre système informatique, nos boîtes mail, nos sites, ont fait l'objet de 2000 attaques. Plus de 90 % de ces attaques venaient clairement des frontières russes. »

Richard Ferrand dit que les sites de la campagne Macron sont parfois la cible de milliers de connexions simultanées qui saturent et font dérailler leurs systèmes informatiques.

« On a des pirates informatiques qui ont pour mission de perturber les élections soit pour des raisons politiques, soit pour l'argent », affirme le consultant en cybersécurité Damien Bancal. Selon lui, les partis politiques sont particulièrement vulnérables en France parce qu'ils sont mal protégés. Il faut s'attendre, selon lui, à ce que ces attaques provenant de Russie se poursuivent.

La Russie nie tout

Le Kremlin a officiellement démenti ces accusations, les qualifiant d'absurdes.

L'équipe d'Emmanuel Macron fait remarquer que son candidat présidentiel est partisan d'une Union européenne forte, ce qui fait de lui une cible privilégiée pour Moscou.

Le mouvement En marche, d'Emmanuel Macron, demande au gouvernement Hollande de prendre les mesures politiques et diplomatiques nécessaires pour faire cesser au plus tôt cette campagne de dénigrement.

La Russie a été accusée d'être l'auteure des piratages informatiques qui ont visé le Parti démocrate américain et sa candidate, Hillary Clinton, dans la course à la Maison-Blanche.

Fin décembre, l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI) avait lancé une mise en garde contre le risque de cyberattaques lors de la campagne présidentielle en France.

« Il y a des attaques numériques pour faire de la politique, dont le but est d'influencer » l'opinion, avait souligné Guillaume Poupard, directeur général de l'ANSSI.

Avec les informations de Sylvain Desjardins

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