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Prise d'otages aux Philippines : les islamistes ont fui, les otages sains et saufs

Des hommes armés qui avaient pris d'assaut une école du sud des Philippines ont pris la fuite et les 31 otages ont recouvré la liberté sains et saufs, a indiqué un porte-parole de l'armée.

« Tout est fini, tous les otages ont été retrouvés, personne n'a été blessé », a indiqué le porte-parole de l'armée philippine Restituto Padilla.

Après avoir envahi la ville de Marawi il y a un mois, des djihadistes liés au groupe armé État islamique (EI) ont attaqué une école primaire à Pigkawayan, où ils retenaient un nombre indéterminé d'otages.

Selon le commandement militaire philippin, l’attaque a commencé à l’aube, lorsqu’une centaine de combattants armés a donné l'assaut à un poste militaire mal défendu à Pigkawayan, dans le sud des Philippines.

Bien que la majorité des combattants se soient repliés lors de la riposte de l’armée, une trentaine d’entre eux ont pris le contrôle d’une école, se servant des civils qui s'y trouvaient comme boucliers humains, a déclaré le capitaine Arvin Encinas, porte-parole de la division militaire chargée du secteur, à l’Agence France-Presse.

Les djihadistes ont ensuite placé des bombes artisanales autour de l'école.

Selon l’armée philippine, ces combattants appartiennent aux Bangsamoro Islamic Freedom Fighters, une faction dissidente du Front Moro islamique de libération (MILF).

Le MILF est le principal groupe rebelle musulman des Philippines avec lequel le gouvernement a entrepris des négociations de paix.

Quant aux Bangsamoro Islamic Freedom Fighters, ils font partie des quatre mouvements armés islamistes qui ont prêté allégeance au groupe armé État islamique (EI) en sol philippin.

L'armée tente toujours de reprendre Marawi

Pendant ce temps, à 160 kilomètres de Pigkawayan, les combats se poursuivent dans la ville de Marawi, où un groupe de rebelles islamistes armés, fidèles à l’EI, dispute le contrôle de la ville à l’armée philippine depuis un mois.

Des centaines de personnes ont été tuées jusqu’ici par les combats et les bombardements menés par des hélicoptères de combats, des avions et l’artillerie. Ces djihadistes, qui appartiennent au groupe des frères Maute et à Abou Sayyaf, bénéficieraient par ailleurs de l’appui de combattants étrangers en provenance de Tchétchénie, d'Indonésie ou de Malaisie, selon le gouvernement philippin.

La ville de Marawi est dans une large mesure détruite par les combats.

Les États-Unis fournissent pour leur part une aide technologique et non combattante aux forces philippines, notamment de la surveillance aérienne.

À Manille, le président Rodrigo Duterte a décrété la loi martiale sur l'ensemble de l’île de Mindanao le 23 mai, à la suite de la mise à sac de Marawi, où les bannières noires de l'EI ont été brandies.

Le sud de l’archipel des Philippines abrite de nombreuses populations de confession musulmane dans un pays largement catholique.

La région est en proie depuis 40 ans à une rébellion musulmane qui réclame l’autonomie, voire carrément l’indépendance. On estime que plus de 120 000 personnes sont mortes dans ces luttes au cours des 40 dernières années.

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