« Plus de 700 médecins et travailleurs médicaux ont été tués dans des raids contre des hôpitaux depuis le début du conflit » en Syrie, il y a cinq ans, a dénoncé mardi le président de la commission d'enquête de l'ONU sur les droits de l'homme dans le pays.

Dans un discours prononcé devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU, à Genève, le Brésilien Paulo Pinheiro a critiqué les bombardements aériens contre des hôpitaux et des cliniques, qui font des ravages dans la population.

M. Pinheiro a par ailleurs fait savoir que la commission qu'il préside enquête à propos du recrutement présumé d'enfants de moins de 15 ans par des groupes djihadistes dans la province d'Idlib, dans le nord de la Syrie.

« La commission est particulièrement préoccupée par des allégations [...] selon lesquelles le Front Al-Nosra et d'autres groupes affiliés à Al-Qaïda auraient recruté des centaines d'enfants de moins de 15 ans à Idlib », a-t-il dit.

Le Front Al-Nosra est la branche syrienne d'Al-Qaïda.

La semaine dernière, la commission d'enquête de l'ONU sur les droits de l'homme dans le pays a accusé le groupe armé État islamique de poursuivre un « génocide » contre les yézidis, une communauté kurdophone présente dans le nord de l'Irak qui est considérée comme hérétique par les djihadistes.

Le responsable onusien a aussi profité de son discours pour inciter les grandes puissances mondiales à mettre de la pression sur les différents acteurs du conflit afin qu'ils retournent à la table des négociations.

Ces pourparlers, qui n'avaient pas permis d'avancées notables, sont au point mort depuis fin avril.

Depuis le début du conflit en Syrie, plus de 280 000 personnes sont mortes, et plus de la moitié de la population a été contrainte de s'exiler.

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