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Protectionnisme : un proche conseiller de Clinton se fait rassurant à 24 h de l'élection

Si elle devait remporter la Maison-Blanche mardi, Hillary Clinton trouverait un équilibre entre la montée du protectionnisme aux États-Unis et les intérêts économiques du Canada. C'est du moins ce qu'estime un de ses proches conseillers.

Un texte de Mathieu Gohier

En entrevue à Radio-Canada, le stratège démocrate Craig Smith estime que les Canadiens n'ont pas à craindre les idées protectionnistes véhiculées durant la longue campagne électorale.

« Pour avoir travaillé avec elle pendant des années, je sais qu'elle cherchera à trouver des façons pour que les États-Unis et nos voisins trouvent une solution qui convienne à tous », explique celui qui a servi de conseiller à Bill Clinton dès le début de son premier mandat, en 1992.

N'empêche qu'Hillary Clinton a répété à maintes reprises être opposée au Partenariat transpacifique (PTP) et qu'elle est même allée jusqu'à critiquer l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), signé par son mari, Bill Clinton, alors que celui-ci était président.

Craig Smith reste prudent à 24 heures du jour J et n'ose pas dire si l'ALENA sera renégocié par une éventuelle présidente Hillary Clinton.

La candidate démocrate manque-t-elle d'intérêt pour le Canada? Son conseiller ne le croit pas.

Craig Smith ajoute cependant que des efforts devront être déployés pour rappeler autant aux Américains qu'à leurs représentants au Congrès les bienfaits du libre-échange.

Le libre-échange comme bouc émissaire

Le ressentiment à l'égard des accords de libre-échange n'est toutefois pas quelque chose à prendre à la légère, soutient le stratège démocrate. Si tant d'Américains disent non au PTP ou veulent réévaluer l'ALENA, c'est que les politiciens n'en ont pas fait assez pour atténuer les effets négatifs d'une économie changeante, croit Craig Smith.

« C'est une question légitime, parce que certains de ces accords ont accéléré la transformation du marché du travail. Ça crée de l'incertitude chez les gens qui se demandent maintenant quel est leur avenir et celui de leur communauté », dit-il.

Le libre-échange devient alors une sorte de paratonnerre vers lequel toutes les critiques sont dirigées.

Le démocrate s'en prend aux politiciens qui n'ont pas su assurer une transition pour les travailleurs des domaines appelés à changer, comme ceux du charbon ou de l'automobile.

« Quand Bill Clinton était président, nous nous sommes attaqués à l'industrie du tabac. Si vous n'avez pas entendu parler de cultivateurs de tabac en colère, c'est que nous avons élaboré des solutions pour [les aider à se tourner] vers une nouvelle économie et ça a fonctionné », illustre M. Smith.

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