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Puigdemont accepterait « une autre solution que l'indépendance » en Catalogne

Après avoir porté à bout de bras la cause indépendantiste en Catalogne, l'ancien président de la région, Carles Puigdemont, a déclaré être ouvert à « une autre solution que l'indépendance » lors d'une entrevue accordée au journal belge Le Soir.

« Je suis toujours pour un accord. C’est toujours possible! », a affirmé M. Puigdemont, qui s’est réfugié à Bruxelles à la fin du mois d’octobre après avoir été destitué par le gouvernement central de Mariano Rajoy.

Peu de temps après que Carles Puigdemont eut prononcé la déclaration d’indépendance votée au Parlement de Barcelone, le 27 octobre dernier, Madrid avait décidé de mettre fin au bras de fer en plaçant la Catalogne sous tutelle, en forçant la dissolution du gouvernement en place et en imposant la tenue de nouvelles élections régionales.

Avec le recul, l'ancien président catalan estime encore que la montée de l'indépendantisme dans la région est intimement liée aux décisions du gouvernement central.

Selon lui, le mouvement a été avivé par l'invalidation du statut d'autonomie de la Catalogne en 2010, qui accordait à la région de plus larges compétences, à la demande du Parti populaire de Mariano Rajoy.

Placé en garde à vue le 5 novembre après s'être livré à la police belge, M. Puigdemont, qui fait l'objet d'un mandat d'arrêt européen, a été remis en liberté le lendemain. Il attend pour l'instant l’examen de son dossier par la justice belge.

Candidat aux élections régionales?Malgré sa situation incertaine, l’ancien président catalan envisage de se présenter aux élections régionales du 21 décembre qu’a convoquées Madrid lors de la dissolution du Parlement de Barcelone.« Je ne serai candidat que s’il y a un rassemblement », a-t-il déclaré, soulignant qu’il souhaitait être à la tête d’une option unitaire.Le chemin n’est toutefois pas tracé d’avance, son parti (PdeCat) étant pour l’heure en difficulté dans les sondages. La formation de la Gauche républicaine de Catalogne, avec laquelle M. Puigdemont s’était affilié pour être au pouvoir depuis la fin de 2015, le dépasse dans les intentions de vote et veut désormais faire cavalier seul.Même s’ils ont exprimé leur opposition au scrutin, les deux partis indépendantistes se présenteront tout de même aux élections en décembre.En visite à Barcelone pour la première fois depuis le début de la crise, le président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a appelé les citoyens dimanche à exercer leur droit de vote aux élections régionales afin de « rétablir la normalité ».

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