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Pyongyang dénonce une « violation » de sa souveraineté

Dénonçant une violation de sa souveraineté, la Corée du Nord a condamné lundi les nouvelles sanctions adoptées à l'unanimité par le Conseil de sécurité des Nations unies pendant le week-end. Au même moment, Washington et Séoul convenaient d'exercer encore plus de pression sur Pyongyang.

Les sanctions adoptées samedi constituent « une atteinte violente à notre souveraineté », a déclaré Pyongyang dans un communiqué publié par l'agence de presse officielle KCNA.

« Nous ne mettrons pas notre [programme de] dissuasion nucléaire sur la table de négociations tant que le Nord est menacé par Washington, ajoute le texte. Pyongyang ne reculera pas d'un seul pas dans le renforcement de sa puissance nucléaire. »

Les autorités nord-coréennes ont aussi affirmé qu'elles ne négocieraient pas tant que les États-Unis poursuivraient une politique hostile à leur égard, promettant de leur « faire payer le prix de leur crime un millier de fois ».

Les pays qui ont collaboré avec les États-Unis pour soutenir la résolution devront aussi rendre des comptes, a lancé Pyongyang.

Les sanctions, susceptibles de réduire de 1 milliard de dollars les exportations annuelles de la Corée du Nord, ont été adoptées à l'unanimité, y compris par la Chine, principal allié et partenaire commercial de Pyongyang, ainsi que par la Russie.

Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a même assuré lundi que Pékin appliquerait « à 100%, pleinement et strictement » les sanctions adoptées contre la Corée du Nord.

Pression maintenue

Les présidents sud-coréen Moon Jae-in et américain Donald Trump n'entendent pas donner de répit au régime de Kim Jong-un.

Ils se sont entendus, lors d'une conversation téléphonique, lundi, pour continuer à coopérer pour freiner les programmes balistique et nucléaire nord-coréens. De nouvelles manoeuvres militaires conjointes sont prévues plus tard ce mois-ci.

Le président sud-coréen a néanmoins souligné qu'il faut en même temps faire comprendre à la Corée du Nord que la porte du dialogue demeurera ouverte si elle renonce à son programme nucléaire, selon une porte-parole.

La crise a donné lieu à d'intenses échanges diplomatiques, dimanche, à Manille, où se tient le forum de l'Association des nations du Sud-Est asiatique (ASEAN).

Les ministres des Affaires étrangères des deux Corées se sont même entretenus brièvement et de manière informelle dimanche soir. Ils se sont retrouvés à patienter ensemble dans une salle avant un dîner.

À son homologue du Sud, Kang Kyung-wha, qui lui parlait de la proposition de Séoul d'ouvrir davantage le dialogue, le représentant du Nord, Ri Yong-ho, a répondu que cette offre ne semblait pas très sincère puisqu'elle était accompagnée de menaces et de sanctions.

Lui aussi à Manille, le secrétaire d'État américain Rex Tillerson a déclaré que l'unanimité au Conseil de sécurité démontrait qu'il y avait convergence de vues sur la question nord-coréenne et que Pyongyang devait comprendre les attentes de la communauté internationale.

Le meilleur signal que Pyongyang pourrait envoyer pour faire la démonstration de sa bonne volonté serait de mettre un terme à ses tirs de missiles, a dit M. Tillerson, ajoutant qu'un dialogue entre les parties deviendrait alors possible.

La Corée du Nord a effectué deux tirs de missile intercontinental : le 4 juillet, jour de la fête nationale américaine, et le 28 juillet. Ces démonstrations de force mettent une bonne partie du continent américain à la portée du régime de Kim Jong-un.

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