Retour

Pyongyang refuse tout blâme pour la mort d'Otto Warmbier

Pyongyang nie avoir torturé Otto Warmbier, cet étudiant américain mort une semaine après sa libération des geôles nord-coréennes, et accuse les États-Unis de mener une campagne de diffamation en véhiculant de fausses informations.

Pyongyang, qui réagissait pour la première fois depuis le décès de l'étudiant, affirme qu'Otto Warmbier n’a jamais été torturé ni maltraité au cours des 18 mois qu’il a passés en prison.

Le jeune homme de 22 ans avait été condamné à 15 ans de travaux forcés par la justice nord-coréenne, en mars 2016, pour avoir « volé une affiche de propagande » lors d’un voyage organisé. L’étudiant aurait voulu la rapporter aux États-Unis, selon la version officielle.

Otto Warmbier, qui était en bonne santé lors de son arrestation, a été renvoyé aux États-Unis dans un profond coma le 13 juin dernier. Le jeune homme est mort lundi dans un hôpital américain, une semaine après son arrivée au pays, sans jamais avoir repris connaissance.

Un « scandale absolu », dénonce Donald Trump

Otto Warmbier a été enterré jeudi, dans l'Ohio. La cause exacte du décès n'a pu être déterminée par les médecins et la famille a refusé qu’une autopsie soit pratiquée.

À Washington, la mort de Warmbier a provoqué un tollé d’accusations contre Pyongyang. Le président Trump a qualifié cette affaire de « scandale absolu ».

« La campagne de diffamation menée aux États-Unis contre la RPDC (Corée du Nord) nous oblige à faire savoir que le comportement humanitaire et la bienveillance à l'égard de l'ennemi sont un tabou et que nous affûterons encore la lame de la justice », a déclaré un porte-parole du ministère nord-coréen des Affaires étrangères.

Pyongyang estime avoir fait preuve de « miséricorde »

Selon Pyongyang, c’est la Corée du Nord qui est la « plus grande victime de cet incident ».

Considéré comme un agent « en mission pour une organisation des États-Unis fomentant des complots », Otto Warmbier aurait bénéficié, selon le gouvernement nord-coréen, de tous les soins nécessaires, et qui plus est, de la « miséricorde » du régime en dépit des crimes graves qu’il a commis.

« Alors que nous n'avions aucune raison de faire preuve de miséricorde envers un tel criminel d'un État ennemi, nous lui avons fourni des traitements et des soins médicaux [...] jusqu'à son retour aux États-Unis, considérant que son état de santé s'était dégradé », a expliqué le porte-parole du régime dans les médias d’État, sans jamais préciser les raisons pour lesquelles Otto Warmbier était plongé dans un profond coma.

Une victime de la politique d'Obama, dit Pyongyang

Pour Pyongyang, Otto Warmbier est la victime de la politique de la « patience stratégique » de l’administration Obama qui n’aurait jamais demandé sa libération, soutient le régime.

« Pourquoi le gouvernement américain, qui prétend se soucier du bien-être de ses citoyens, n'a pas une seule fois, sous Obama, fait une demande de libération de Warmbier pour motif humanitaire? », a demandé le porte-parole du gouvernement nord-coréen.

Au moins trois ressortissants américains sont toujours détenus en Corée du Nord.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un avion s'écrase dans un arbre





Rabais de la semaine