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Pyongyang s’apprêterait à tester des tirs à partir de sous-marins

Des images satellites semblent suggérer que la Corée du Nord s'apprête à tester des tirs de missiles balistiques à partir d'un sous-marin, augmentant sa capacité d'action nucléaire alors que le Japon a commencé, samedi, à déployer son système antimissile.

L’expert de la défense nord-coréenne Joseph Bermudez, a publié ces photos sur le site 38 North associé à l’Institut États-Unis-Corée de l’Université Johns Hopkins.

« Des images prises récemment par un satellite commercial révèlent plusieurs développements suggérant que la Corée du Nord pourrait être en train d'accélérer le développement de la partie maritime de ses forces nucléaires », estime Joseph Bermudez.

Ces dernières observations font suite à l’annonce jeudi dernier, par l’armée nord-coréenne, d’un projet de lancer quatre missiles qui s’abattraient en mer « à 30 ou 40 kilomètres de Guam ».

Face à cette menace, le Japon a commencé samedi à mettre en place son système de défense antimissile Patriot.

L'armée nord-coréenne doit présenter à Kim Jong-un un plan d'offensive contre Guam d'ici mi-août, selon des militaires nord-coréens.

Du côté américain, malgré les déclarations musclées du président Donald Trump, le Pentagone confirme qu’aucune mobilisation de troupes n’est en cours dans la péninsule coréenne.

Le gouvernement local de Guam a publié vendredi un guide de survie à l'attention des 163 000 habitants pour qu'ils se protègent du mieux qu'ils peuvent en cas de conflit armé entre Nord-Coréens et Américains.

La communauté internationale invite au calme

Lors d’un échange téléphonique entre le président chinois Xi Jinping et son homologue américain, les deux chefs d’État ont appelé la Corée du Nord à « cesser son comportement provocateur et porté à l'escalade » et ont réitéré « leur engagement mutuel envers une dénucléarisation de la péninsule coréenne ».

À Moscou, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov s'est dit vendredi « très inquiet », alors que la chancelière allemande Angela Merkel a estimé « l'escalade verbale comme une mauvaise réponse ».

Le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson a quant à lui pointé samedi la responsabilité du régime nord-coréen qui « est à l'origine de ce problème et doit le résoudre ».

Donald Trump a annoncé vendredi une « grande conférence de presse » qui aura lieu lundi, sans donner plus de détails.

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