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Rajoy veut « récupérer la Catalogne » démocratiquement

De passage pour la première fois en Catalogne depuis la mise sous tutelle de la région par son gouvernement, le président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a appelé à « récupérer la Catalogne » par la démocratie et la liberté.

« Nous voulons récupérer la Catalogne qui appartient à tous avec la démocratie et la liberté. Nous allons réussir si la majorité silencieuse transforme sa voix en votes », a t-il affirmé.

Lors d'une rencontre de son parti politique, le Parti populaire (droite), en vue des élections qu’il a convoquées pour le 21 décembre à la suite de la dissolution du Parlement catalan, Mariano Rajoy a aussi appelé les entreprises à ne pas quitter la région et les Espagnols à ne pas boycotter les produits catalans.

Depuis le début de la crise, près de 2400 entreprises ont décidé de déplacer leur siège social de Catalogne. Le tourisme, dont dépendent bien des emplois, a aussi baissé d’au moins 15 % depuis le référendum du 1er octobre.

Cette rencontre politique survient au lendemain d’une grande manifestation à Barcelone qui réclamait la libération des dirigeants séparatistes emprisonnés en raison d’enquêtes pour rébellion et sédition. Selon les forces policières locales, 750 000 personnes y participaient.

Mariano Rajoy n’avait pas prévu de bain de foule pour son passage à Barcelone. Il y était principalement pour la présentation de son candidat aux prochaines élections régionales, Xavier Garcia-Albiol. Il espère maintenant gagner des voix chez les électeurs moins mobilisés qui souhaitent rester dans l'Espagne.

Un combat contre l’autonomie catalane

Plusieurs Catalans, même non souverainistes, reprochent à Rajoy d’avoir mené un combat contre la très large autonomie de la région, gagnée en 2006.

Le président du gouvernement, qui a accédé au pouvoir en 2011, a toujours refusé les demandes de la Catalogne pour une meilleure répartition des rentrées fiscales de la nation. Le coup de grâce aura été le référendum d’autodétermination du 1er octobre dernier, ignorant ainsi son interdiction par la justice espagnole.

D’après un sondage publié dimanche dans le quotidien El Pais, 69 % des Catalans désapprouvent la manière dont Madrid gère la crise catalane, bien qu’autant de gens soutiennent la décision de convoquer des élections régionales.

Les sondages annoncent également des résultats très serrés entre les partisans de l'indépendance, qui avaient obtenu 47,8 % des voix en 2015, et ceux de l'Espagne.

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