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Réfugiés syriens : il faut s'attaquer aux racines de l’exode, dit la Croix-Rouge

Le Comité international de la Croix-Rouge (CIRC) s'adresse directement aux gouvernements pour qu'ils s'attaquent aux racines de l'exode pour réduire l'afflux de réfugiés syriens en Europe.

Les estimations de l'ONU font état 250 000 morts dans le conflit en Syrie, qui a également contraint quelque 11 millions de personnes à fuir leurs foyers : 7 millions de déplacés à l'intérieur de la Syrie et 4 millions de réfugiés à l'étranger, principalement dans les pays voisins (Turquie, Liban et Jordanie notamment).

Mais les conditions de vie dans les principaux pays d'accueil se sont dégradées et incitent les candidats à l'exil à prendre le risque, indique le CICR.

La crise empoisonne les relations entre les États des Balkans

La Croatie et la Serbie resserrent leur frontière commune alors que la Hongrie a déjà déployé des barbelés à sa frontière slovène.

Il s'agit d'une première entre les pays de l'espace Schengen, ce qui fait dire à Berlin que l'Europe a encore un long chemin à parcourir avant de régler sa plus grande crise migratoire depuis 1945.

Pour Mme Merkel, l'accord laborieusement obtenu par l'Union européenne (UE) sur la répartition entre ses membres de 120 000 syriens, irakiens et érythréens ne suffit pas. La solution à ses yeux passe par « une procédure durable sur la répartition des réfugiés entre États membres ».

La déclaration de Mme Merkel est appuyée par le pape François, en déplacement aux États-Unis. Le souverain pontife estime que cette crise place le monde « devant de grands défis et de nombreuses décisions difficiles ».

L'UE prévoit de mobiliser au moins 1,4 milliard de dollars supplémentaires pour aider les réfugiés dans les pays voisins de la Syrie. Ces fonds iront au Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et au Programme alimentaire mondial (PAM).

Les dirigeants européens entendent également renforcer durablement les frontières en installant notamment des centres d'accueil et d'enregistrement des migrants en Italie et en Grèce. Ces centres sous supervision européenne seront mis en place d'ici la fin novembre.

Au total, la Commission européenne propose de mobiliser l'équivalant de 2,5 milliards dollars canadiens pour faire face à cette crise, s'ajoutant à des sommes déjà prévues pour atteindre un total de 13,7 milliards de dollars.

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