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Répit pour Guam pendant que Kim Jong-un surveille les États-Unis

Kim Jong-un garde un oeil sur les États-Unis avant de prendre une décision sur d'éventuels tirs de missiles visant les environs de l'île de Guam, un territoire où se situent deux importantes bases militaires américaines dans le Pacifique.

Pour sa première apparition publique depuis environ deux semaines, Kim Jong-un s'est rendu auprès du commandement militaire nord-coréen, lundi, et a examiné ce projet de tirs de missiles vers Guam, selon l'agence de presse de Corée du Nord, KCNA.

Engagée dans une escalade verbale avec les États-Unis, la Corée du Nord a exposé la semaine dernière un plan consistant à tirer quatre missiles qui achèveraient leur course dans l'océan Pacifique, à proximité de Guam. Elle avait alors fait savoir que l'armée soumettrait ce projet à Kim Jong-un et attendrait ses instructions.

Le dirigeant nord-coréen a ordonné que l'armée se tienne constamment prête à tirer s'il devait prendre une décision en ce sens.

Ce projet de tirs de missiles en direction de Guam a contribué à attiser les tensions avec les États-Unis, dont le président, Donald Trump, a promis d'abattre le « feu et la fureur » sur la Corée du Nord en cas d'initiative jugée menaçante par Washington.

Après l'escalade verbale de la semaine dernière, des responsables américains, mais aussi le président sud-coréen, Moon Jae-in, se sont efforcés de minimiser les risques d'un conflit imminent avec la Corée du Nord, qui cherche à se doter d'un arsenal nucléaire tout en développant un programme balistique.

Moon Jae-in a assuré mardi qu'il n'y aurait pas d'initiative militaire sur la péninsule sans le consentement de la Corée du Sud. Son gouvernement « empêchera la guerre par tous les moyens », a-t-il dit.

Le président sud-coréen s'exprimait à l'occasion de la journée de la Libération, l'une des rares fêtes célébrées aussi bien en Corée du Sud qu'en Corée du Nord pour commémorer la fin de l'occupation de la péninsule par le Japon (1910-1945).

Une semaine avant des exercices coréano-américains

Kim Jong-un, cité mardi par KCNA, a invité les États-Unis à prendre la bonne décision afin d'« apaiser les tensions sur la péninsule coréenne et empêcher un affrontement militaire dangereux ».

La Corée du Nord dénonce notamment les manoeuvres militaires annuelles communes des États-Unis et de la Corée du Sud, qui doivent débuter le 21 août.

Ces manoeuvres irritent aussi la Chine, seul appui de la Corée du Nord sur la scène internationale.

« Les manoeuvres vont assurément provoquer davantage Pyongyang et il faut s'attendre à ce que Pyongyang ait une réaction plus radicale, peut-on lire mardi dans un éditorial du journal chinois Global Times. Si la Corée du Sud veut vraiment qu'il n'y ait pas de guerre sur la péninsule coréenne, elle devrait essayer de stopper cet exercice militaire. »

La situation inquiète aussi le Japon, dont le territoire serait survolé par un missile nord-coréen en cas de tir en direction de Guam.

Shinzo Abe et Donald Trump ont eu un entretien téléphonique et ils ont convenu que leur priorité concernant la Corée du Nord était de faire tout leur possible pour mettre fin à ses tirs de missile, a déclaré mardi le premier ministre japonais.

Les ministres japonais de la Défense, Itsunori Onodera, et des Affaires étrangères, Taro Kono, vont se rendre à Washington pour rencontrer jeudi leurs homologues américains, James Mattis et Rex Tillerson, et obtenir des États-Unis la confirmation de leur engagement à défendre le Japon, y compris par la force de dissuasion nucléaire, a annoncé mardi le gouvernement japonais.

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