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Reprise des discussions de paix organisées par l'ONU sur la Syrie

Les groupes qui s'affrontent en Syrie ont connu jeudi leur premier face-à-face politique en trois ans dans le cadre du processus de médiation des Nations unies. L'envoyé de l'ONU en Syrie a qualifié les pourparlers de Genève de « chance historique » de mettre fin à un conflit qui a fait des centaines de milliers de morts et des millions de déplacés.

Alors que les affrontements violents se poursuivent en Syrie, Staffan de Mistura a convié les forces de l'opposition et du gouvernement à se joindre à une nouvelle tentative visant à ouvrir la voie à un processus politique qui mettrait un terme à six années de guerre.

Prenant la parole dans le hall de l'assemblée, il a fait valoir que tous les Syriens souhaitent la fin du conflit dévastateur et sont à la recherche d'un « soulagement à leur propre souffrance », ainsi que du « rêve d'une nouvelle voie de sortie de ce cauchemar ».

M. De Mistura a souligné la présence à la table de négociations des diplomates du Groupe international de soutien à la Syrie, qui regroupe plusieurs puissances régionales et internationales et que dirigent les États-Unis et la Russie. La stratégie de Washington à l'égard de la guerre en Syrie est toutefois nébuleuse, et l'envoyé spécial de l'ONU en Syrie a déjà avancé que celle-ci laissait place à l'incertitude.

Plus tôt jeudi, le président russe, Vladimir Poutine, avait fait part de son espoir quant à un éventuel succès d'une résolution politique qui contribuerait notamment à mettre à mal la menace terroriste.

Les organisations terroristes Daech (le groupe État islamique) et le front Fatah al-Sham, la branche d'Al-Qaïda en Syrie, ont été exclus des pourparlers à Genève.

Un cessez-le-feu orchestré par la Russie et la Turquie a récemment aidé le régime de Bachar Al-Assad à reprendre le contrôle de plusieurs parties du pays.

Cette trêve est toutefois violée à répétition, sur une base quotidienne.

M. De Mistura a reconnu, jeudi, que le manque de confiance entre les deux principales délégations était un obstacle de premier plan à une résolution du conflit, ajoutant qu'il ne s'attendait pas à ce que des miracles se produisent. Il a par ailleurs mentionné le « travail à faire » pour unifier l'opposition fragmentée.

L'envoyé spécial a affirmé qu'il prévoyait rencontrer les deux parties séparément vendredi. Il espère ainsi pouvoir ébaucher des plans en matière de gouvernance, élaborer une nouvelle constitution et préparer de futures élections.

Pendant ce temps, sur le terrain, la journée de jeudi a notamment été marquée par de violents affrontements dans la ville de Dara (dans le sud du pays), ainsi que par des frappes aériennes près de Hama, au centre de la Syrie.

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