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Rétrospective : 16 événements qui ont marqué l'international en 2016

Les choix des électeurs ont été à l'avant-plan cette année, avec l'élection de Donald Trump, aux États-Unis, et le vote en faveur du Brexit, au Royaume-Uni. La guerre en Syrie s'est poursuivie, toujours plus sanglante, entraînant l'exode de dizaines de milliers de personnes.

1. 1ER FÉVRIER, LE ZIKA DÉCLARÉ UNE URGENCE MONDIALE

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) déclare que le virus Zika est une « urgence de santé publique de portée internationale ». Le virus, considéré comme plutôt bénin au départ, s’est propagé à une vitesse fulgurante dans la région des Amériques, et les chercheurs ont constaté qu’il pouvait entraîner des atteintes neurologiques, notamment des microcéphalies chez les nouveau-nés.

En novembre, à la suite d'une campagne majeure de prévention, l’OMS a estimé que le Zika n’était plus une urgence mondiale, mais que la lutte et la recherche devaient se poursuivre à long terme. Le virus est toujours présent dans quelque 70 pays, dont 55 au stade épidémique et 5 où sa transmission est permanente. - http://bit.ly/2hAZwRx

2. 18 MARS, ACCORD ENTRE L’UNION EUROPÉENNE ET LA TURQUIE SUR LES MIGRANTS

Cette entente, qui prévoit que les migrants irréguliers débarqués en Grèce soient renvoyés en Turquie, vise à mettre fin à la plus grave crise migratoire qu’ait connue l’Europe depuis 1945. Malgré une baisse notable du nombre d’arrivées depuis la signature de l’accord, plus de 374 000 migrants sont entrés dans l’Union européenne en 2016.

Les tensions se sont accrues pendant l’année, notamment en Allemagne, où plus de 700 agressions sexuelles attribuées à des demandeurs d’asile ou des migrants illégaux ont eu lieu à Cologne et à Hambourg dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier 2016. Une série d’attentats perpétrés au cours de l’été par des étrangers récemment arrivés au pays a également contribué à un durcissement identitaire. - Radio-Canada.ca/migrants

3. 22 MARS, L’EUROPE CIBLÉE PAR LES DJIHADISTES

La série noire d’attentats meurtriers revendiqués par le groupe armé État islamique (EI) se poursuit en Europe. C’est d’abord la Belgique qui est touchée, le 22 mars, lorsqu’un commando terroriste passe à l’action à l’aéroport de Bruxelles et dans une station de métro, tuant 35 personnes et en blessant 340 autres. Quatre mois plus tard, à Nice, dans le sud de la France, le conducteur d’un camion fonce sur la foule rassemblée pour la célébration du 14 juillet, faisant au moins 86 morts et 286 blessés. Cet événement survient un mois après l’assassinat d’un policier et de sa compagne, à Magnanville, et quelques jours avant l’égorgement d’un prêtre dans une église à Saint-Étienne-du-Rouvray.

L’EI est également soupçonné d’être l’instigateur de plusieurs attentats-suicides en sol turc, dont celui qui a tué 12 personnes le 12 janvier, dans le quartier touristique d’Istanbul, et celui qui a fait 42 morts à l’aéroport de la métropole turque le 28 juin. - Radio-Canada.ca/bruxelles

4. 24 MARS, RADOVAN KARADZIC CONDAMNÉ POUR GÉNOCIDE

Le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) condamne l'ex-président des Serbes de Bosnie, Radovan Karadzic, à 40 ans de prison. Le tribunal a reconnu sa responsabilité personnelle dans le massacre de Srebrenica, où 8000 hommes et adolescents musulmans ont été tués par des séparatistes bosno-serbes, en juillet 1995. Le TPIY a également établi que M. Karadzic était coupable de persécutions, meurtres, viols, traitements inhumains et transferts forcés - notamment pour le siège de Sarajevo, au cours duquel 11 500 personnes sont mortes - et de crimes contre l'humanité dans plusieurs municipalités de Bosnie. M. Karadzic a interjeté appel de sa condamnation. - http://bit.ly/2htfc5Q

5. 3 AVRIL, LA FUITE DES PANAMA PAPERS

Une fuite de 11,5 millions de documents révèle l'utilisation de paradis fiscaux par des chefs d'État, des athlètes professionnels, des milliardaires et des narcotrafiquants. L’information, publiée par le Consortium international des journalistes d'enquête (ICIJ), étale au grand jour les structures extraterritoriales confidentielles dont bénéficient plus de 200 000 clients d'un des plus importants fournisseurs de sociétés-écrans au monde, le cabinet panaméen Mossack Fonseca. Le premier ministre de l'Islande, Sigmundur David Gunnlaugsson, qui fait partie des 128 politiciens dont les noms ont été cités, démissionne deux jours après les révélations. - http://bit.ly/2giyJox

6. 10 MAI, LA GUERRE ANTIDROGUE DU PRÉSIDENT DES PHILIPPINES

L’ancien maire de Davao, qui s’est fait élire le 10 mai en promettant de ramener l'ordre dans le pays en tuant les criminels, n’a pas tardé à mettre en pratique ses engagements. Depuis son investiture, plus de 3300 personnes ont été tuées par des policiers et des assaillants non identifiés, dans le cadre d’une campagne de « nettoyage » des criminels et des drogués. Rodrigo Duterte, qui a traité de « fils de putes » le pape François et le président américain, Barack Obama, a aussi soutenu qu’il serait « heureux de massacrer » des millions de drogués, tout comme « Hitler a massacré [des] millions de Juifs ». - http://bit.ly/2hfZNJt

7. 12 JUIN, ATTENTAT CONTRE LA COMMUNAUTÉ GAIE D'ORLANDO

Un Américain d’origine afghane, armé d’un fusil léger, ouvre le feu dans une boîte de nuit gaie d'Orlando, en Floride, faisant 49 morts et 53 blessés. Il s’agit du pire massacre par arme à feu de l'histoire des États-Unis. On a appris par la suite que le tueur avait prêté allégeance au groupe armé État islamique, qui a revendiqué l’attaque. Des rassemblements en appui à la communauté LGBT ont lieu un peu partout dans le monde. - Radio-Canada.ca/orlando

8. 23 JUIN, LES BRITANNIQUES TOURNENT LE DOS À L’UE

Au terme d’une campagne qui a divisé le pays, les électeurs britanniques se prononcent à 51,9 % pour quitter l’Union européenne (UE). La nouvelle est accueillie avec inquiétude dans les capitales européennes, qui craignent les soubresauts économiques et politiques du départ d’un des poids lourds de l’UE.

Dans les jours suivants, des milliers de Britanniques catastrophés descendent dans les rues de Londres, dénonçant notamment le manque de préparation du camp du Leave et de son chef, Boris Johnson, ancien maire de Londres. Celui-ci, qui était pressenti pour prendre le siège du premier ministre démissionnaire, David Cameron, doit s'effacer, laissant la place à Theresa May, élue chef du Parti conservateur le 11 juillet. La nouvelle première ministre prévoit activer au printemps 2017 l’article 50 du traité de Lisbonne, qui ouvre une période maximale de deux ans pour négocier la sortie de l’UE. - http://bit.ly/2gkBz1a

9. 27 JUILLET, DÉBUT DU SIÈGE D’ALEP

L’année 2016 a été marquée par son lot d’atrocités en Syrie et en Irak. Les bombardements sur les secteurs est de la ville d’Alep, tenus par les rebelles et assiégés par les forces de Bachar Al-Assad, ont causé des centaines de victimes, en plus de détruire une vingtaine d’hôpitaux, ce que les organisations de défense des droits de l’homme dénoncent comme des crimes de guerre. En décembre, la reprise des zones rebelles par l'armée syrienne a provoqué l'évacuation de milliers de civils pris au piège.

Les forces gouvernementales, soutenues par les Russes, ont aussi avancé dans plusieurs provinces, malgré la perte de Palmyre. En Irak, le groupe armé État islamique a subi des défaites majeures. Plusieurs grandes villes, dont Ramadi et Falloujah, ont été reprises par l’armée irakienne, appuyée par la coalition. La reconquête de Mossoul, aux mains des djihadistes en juin 2014, se poursuit depuis octobre. - Radio-Canada.ca/syrie

10. 5 JUILLET, UN AUTRE NOIR ABATTU PAR LA POLICE

Les morts d’Alton Sterling et de Philando Castile, des hommes noirs tués par des policiers dans des circonstances troubles, déclenchent des manifestations dans de nombreuses villes américaines. Les policiers ont eux-mêmes été victimes de violence à Dallas et à Baton Rouge, lorsque des tireurs ont tué huit représentants des forces de l’ordre et en ont blessé une dizaine. Avant d’être abattu, le meurtrier de Dallas aurait dit avoir voulu venger les violences faites aux Noirs.

Au cours de l’été, des athlètes ont manifesté leur appui au mouvement Black Lives Matter, dont le quart-arrière des 49ers de San Francisco Colin Kaepernick, qui a décidé de s'agenouiller plutôt que de se lever lors de l'hymne national américain au début des matchs. « Je ne me lèverai pas pour afficher ma fierté envers un drapeau ou un pays qui opprime les personnes noires et de couleur », a-t-il déclaré. Plusieurs athlètes l’ont imité, alors que d’autres ont dénoncé son geste. -http://bit.ly/2h5qrVn

11. 15 JUILLET, TENTATIVE DE COUP D’ÉTAT EN TURQUIE

La tentative de coup d’État contre le président turc, Recep Tayyip Erdogan, qui a coûté la vie à 290 personnes, a donné lieu à une purge sans précédent contre les militaires putschistes, mais aussi contre la société civile. Plus de 35 000 personnes ont été arrêtées dans les semaines et les mois qui ont suivi le putsch raté et 10 000 fonctionnaires ont été licenciés pour leurs supposées accointances avec Fethullah Gülen, un ancien allié d’Erdogan considéré par ce dernier comme l’instigateur du coup d’État.

Les médias ont également subi les contrecoups de la répression, avec la fermeture de dizaines de journaux, chaînes de télévision, agences de presse et stations de radio. Les puissances occidentales accusent le président turc de profiter de la situation pour serrer la vis à ses opposants politiques, notamment les partis prokurdes, tandis que les organisations de défense des droits de la personne s’inquiètent des empiétements sur les libertés civiles. - http://bit.ly/2hd3eAK

12. 5 AOÛT, OUVERTURE DES JEUX OLYMPIQUES DE RIO

Malgré les doutes, les premiers JO à prendre place en Amérique du Sud se déroulent sans anicroche avec la participation de 11 000 athlètes de plus de 200 pays. Les craintes d’une épidémie de Zika ne se concrétisent pas, pas plus que celles d’un attentat terroriste. Ce sont plutôt les soupçons de dopage qui assombrissent ces Jeux, avec la publication, en juillet, d’un rapport qui révèle que le ministère du Sport russe, sous la supervision des autorités et avec l'aide des services secrets, a créé un système de dopage d’État touchant la majorité des disciplines. Conséquence : 118 athlètes russes sont exclus des Jeux. En parallèle, une grave crise politique éclate, qui conduit à la destitution, le 31 août, de la présidente Dilma Rousseff, accusée d'avoir maquillé les comptes publics pour dissimuler l'ampleur du déficit. - Radio-Canada.ca/Rio

13. 1ER SEPTEMBRE, L’OPPOSITION DESCEND DANS LA RUE AU VENEZUELA

Des centaines de milliers de Vénézuéliens envahissent les rues de Caracas pour réclamer la tenue d'un référendum sur la révocation du mandat du président Nicolas Maduro, très impopulaire. Depuis des mois, le pays traverse une grave crise économique, sociale et politique, causée par l’effondrement du prix du baril de pétrole. Les opposants ont réussi à réunir en mai 1,2 million de signatures en appui au référendum révocatoire. Mais les autorités tentent par tous les moyens de le bloquer. Le Conseil national électoral a suspendu le processus en octobre, plaidant des fraudes dans la collecte des signatures. En réaction, l’opposition, majoritaire au Parlement, a menacé d’entreprendre une procédure de destitution contre le président. Une intervention du Vatican a permis d’entamer le dialogue entre les deux parties. Les discussions se sont toutefois révélées peu fructueuses jusqu’à maintenant. - http://bit.ly/2hfgjqZ

14. 26 SEPTEMBRE, ACCORD DE PAIX HISTORIQUE EN COLOMBIE

Après quatre ans de discussions à Cuba, le gouvernement colombien et la principale guérilla du pays, les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), signent une entente mettant fin à plus de 50 ans de conflit. Mais, dans un référendum, le 2 octobre, une mince majorité de Colombiens rejette l’accord, l’estimant trop généreux pour les guérilleros, dont les chefs ne seront pas obligatoirement tenus d’aller en prison et pourront se présenter au Congrès. À la suite d’une renégociation, les parlementaires colombiens ont approuvé une version « améliorée », selon les mots du président Juan Manuel Santos. Entre-temps, ce dernier a reçu le 7 octobre le prix Nobel de la paix pour ses efforts en vue d’obtenir un cessez-le-feu définitif et le désarmement des rebelles. - Radio-Canada.ca/farc

15. 8 NOVEMBRE, DONALD TRUMP ÉLU PRÉSIDENT DES ÉTATS-UNIS

L’élection du magnat de l’immobilier à la Maison-Blanche aura été la surprise de l’année. Au terme d’une soirée mémorable et alors que presque tous les sondages le donnaient perdant, Donald Trump a remporté son pari en défaisant de peu la candidate démocrate Hillary Clinton, qui a cependant gagné le vote populaire. Le milliardaire avait déjà déjoué tous les pronostics lorsqu’il a vaincu ses 16 rivaux dans les primaires républicaines à grands coups de déclarations à l’emporte-pièce et d’insultes personnelles. Arrivera-t-il à rallier tous les Américains, comme il l'a souhaité dans son discours de victoire? Et pourra-t-il tenir ses nombreuses promesses? - Radio-Canada.ca/presidentielle

16. 25 NOVEMBRE, MORT DE FIDEL CASTRO

Le père de la révolution cubaine, donné pour mort à maintes reprises au cours des dernières années, s’est éteint à 90 ans. L’homme qui a renversé la dictature de Fulgencio Batista en janvier 1959 avait laissé les rênes du pouvoir à son frère Raul en 2006. Les réformes que celui-ci a entreprises commencent à porter leurs fruits, notamment avec l’ouverture graduelle vers les États-Unis. L'année 2016 a d’ailleurs vu l’implantation de la première chaîne hôtelière américaine et la première visite d’un président américain sur l’île en près d’un siècle. Un concert des Rolling Stones, en mars, a marqué le retour en force du rock, banni pendant des années en tant que « musique de l’ennemi ». - Radio-canada.ca/castro

et un 17e...

1ER DÉCEMBRE, NETTOYAGE ETHNIQUE AU SOUDAN DU SUD

Différentes instances des Nations unies ont dénoncé au cours des derniers mois un « scénario prégénocidaire » dans le plus jeune pays du monde. De retour d’une mission, des experts de l’ONU ont témoigné de viols collectifs à grande échelle, de la destruction de villages et de privations de nourriture. La guerre que se livrent depuis 2013 le président Salva Kiir et les forces rebelles fidèles à l'ancien vice-président Riek Machar a déjà fait des dizaines de milliers de morts et plus de 1,1 million de déplacés. Le Conseil de sécurité n’est pas encore parvenu à s’entendre pour imposer un embargo sur les armes et des sanctions ciblées aux dirigeants soudanais. - http://bit.ly/2hm1B3V

Et vous? Quel est l'événement qui vous a le plus marqué sur la scène internationale cette année?

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