Plus de 40 000 personnes pourraient mourir de faim au Soudan du Sud en raison des conflits armés qui perdurent dans la région, selon les Nations unies.

L'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF) et le Programme alimentaire mondial (PAM), qui sont à l'origine de l'annonce, estiment également que près du quart de sa population vit dans une situation précaire et fait face à des besoins humanitaires urgents.

Les trois agences plaident pour un meilleur accès à certaines zones du pays où de violents combats empêchent l'acheminement de l'aide humanitaire.

« Bon nombre de zones où les besoins sont énormes sont hors de portée en raison de la situation sécuritaire, explique le représentant de l'UNICEF au Soudan du Sud, Jonathan Veitch. Il est crucial que l'on nous octroie maintenant un accès illimité. Si nous pouvons les atteindre, nous pourrons leur venir en aide ».

Ce plaidoyer des Nations unies survient une semaine après l'adoption, par le gouvernement sud-soudanais, d'une loi limitant considérablement le nombre de travailleurs humanitaires étrangers admis dans le pays.

Les Nations unies craignent également les effets du climat qui pourraient aggraver la pénurie de ressources. La saison sèche nuirait notamment aux efforts de culture et d'élevage du bétail alors que la saison des pluies pourrait compliquer davantage le déplacement des convois d'aide humanitaire dans certaines régions déjà peu accessibles.

Après des décennies de conflits armés, le Soudan du Sud a finalement obtenu son indépendance en 2011. Le climat politique est demeuré instable dans le pays en raison d'affrontements alimentés par des rivalités au sein des différentes formations politiques. Des conflits interethniques au sein de l'armée nationale sont à l'origine des plus récentes vagues de violence.

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