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Rohingyas : le Bangladesh réclame des zones de sécurité en Birmanie

La question de la minorité musulmane Rohingya est revenue au-devant de la scène jeudi après que la première ministre du Bangladesh eut demandé des zones de sécurité en Birmanie. Sheikh Hasina veut que ces zones de sécurité soient supervisées par les Nations unies afin de permettre un retour des Rohingyas.

Intervenant devant l'Assemblée générale de l’ONU, la première ministre a rappelé que le Bangladesh accueille « actuellement 800 000 personnes », qui fuient les violences, sous le regard indifférent des autorités birmanes.

Plusieurs centaines de manifestants bouddhistes ont lancé des cocktails Molotov, en Birmanie, pour tenter d'empêcher une livraison d'aide humanitaire aux musulmans de l'État d'Arakan.

Ils ont également cherché à empêcher des employés de la Croix-Rouge de charger un navire de produits de première nécessité, mercredi soir, avant que la police n'intervienne en tirant en l'air pour les disperser.

Quelques heures plus tard, un camion apportant de l'aide aux réfugiés est tombé dans un fossé, tuant au moins neuf travailleurs humanitaires.

La Birmanie, qui mène des opérations militaires dans l'ouest du pays, affirme vouloir mettre fin aux violences provoquées par des extrémistes musulmans.

Mardi, dernier sous la pression internationale, la dirigeante birmane Aung San Suu Kyi avait laissé entendre que son gouvernement était « prêt » à organiser le retour de quelque 410 000 Rohingyas réfugiés au Bangladesh.

L'ONU a dénoncé plus d’une fois une « épuration ethnique » menée par la Birmanie, provoquée par une vaste opération de représailles de l'armée après des attaques de rebelles rohingyas le 25 août.

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