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Royaume-Uni : le camp du Brexit creuse l'écart

Quatre sondages publiés mardi placent en tête les partisans du Brexit qui prônent le divorce entre le Royaume-Uni et l'Union européenne (UE). Mais même si l'écart se creuse entre les deux camps, rien n'est encore joué puisque 11 % des Britanniques se disent toujours indécis, selon une nouvelle étude YouGov pour The Times.

Résultat : un vent de « panique » souffle sur le camp du maintien, qui craint d'importantes turbulences économiques et sociales si leurs adversaires l'emportent.

Le premier ministre anglais David Cameron dit même que ça aura l'effet d'une « bombe », même si les impacts demeurent difficiles à prédire en l'absence de précédent dans l'État britannique.

Le chef du Parti travailliste britannique, Jeremy Corbyn, a d'ailleurs appelé mardi les sympathisants de son parti à voter en masse pour le maintien, tandis que le quotidien  The Sun, le plus vendu en Angleterre, s'est prononcé clairement pour quitter la zone euro afin de se « libérer de la dictature bruxelloise ».

Leur slogan : « BeLEAVE in Britain », un jeu de mots qui conjugue à la fois « croire en la Grande-Bretagne » et le terme « sortie » de l'UE.

La Banque européenne se prépare à une séparation

Si l'issue du référendum du 23 juin prochain n'est pas encore assurée, la Banque centrale européenne (BCE) envisage sérieusement la possibilité d'une séparation avec l'UE et compte s'engager à soutenir les marchés financiers aux côtés de la Banque d'Angleterre, selon Reuters.

L'objectif serait de prévenir une déstabilisation des marchés et de rassurer les investisseurs pour que l'économie anglaise ne fasse pas les frais de l'instabilité.

La BCE s'engagerait notamment à faciliter les échanges d'euros et de sterling avec la Banque d'Angleterre donnant de fait accès à des financements illimités dans les deux devises aux banques européennes. La BCE devrait dévoiler les détails au tout début de la matinée du 24 juin, le lendemain du référendum, si les résultats du vote faisaient apparaître une victoire des partisans de la sortie, révèlent certaines sources.

La Banque d'Angleterre a dit le mois dernier qu'une « incertitude accrue » liée au référendum pourrait rendre plus compliqué pour les banques l'accès à leurs sources habituelles de financement en devises et qu'elle maintiendrait en conséquence ses opérations sous revue.

Tous les Britanniques qui ont quitté leur pays il y a moins de 15 ans ont le droit de se prononcer lors du référendum. Au Canada, de nombreux expatriés ont déjà mis leur bulletin de vote à la poste en vue du 23 juin.

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