Un mois après avoir déclaré qu'il quittait ses fonctions, le chef du gouvernement libanais est revenu mardi sur sa décision, confirmant qu'il restera aux commandes du pays.

Le premier ministre libanais avait pris la communauté internationale par surprise, le 4 novembre dernier, en remettant sa démission pour dénoncer l’ingérence de l’Iran et du Hezbollah dans les conflits qui embrasent le Moyen-Orient.

De l'Arabie saoudite, où il s'était rendu au début novembre, Saad Hariri avait dénoncé un projet d’attentat contre lui et accusé l’Iran de semer la zizanie au Liban, par l’entremise du mouvement chiite Hezbollah.

Le président libanais, Michel Aoun, et le président du Parlement, Nabih Berri, avaient refusé de reconnaître cette démission faite depuis l’étranger et avaient demandé à Saad Hariri de rentrer au Liban pour faire valoir ses arguments.

Selon des rumeurs persistantes, c'est le gouvernement saoudien qui aurait exigé d'Hariri qu'il agisse ainsi pour faire pression sur l'Iran en se servant du gouvernement libanais.

Soucieux d’éviter une crise politique dans un tel moment de tension, les élus chrétiens, sunnites et chiites tentaient depuis de trouver un compromis au Conseil des ministres qui permettrait de convaincre Saad Hariri de rentrer et de demeurer en fonction.

Suspension temporaire

Le 21 novembre, Saad Hariri est finalement rentré au Liban en annonçant qu'il suspendait temporairement sa démission. Mardi, il a confirmé qu'il demeurait en poste.

Pour marquer le coup, les membres du gouvernement libanais ont réitéré leur volonté de « se distancier » des conflits qui déstabilisent le Moyen-Orient dans un texte lu au Parlement par le premier ministre Hariri.

« Le gouvernement libanais, dans toutes ses composantes politiques, décide de se distancier de tout conflit, de toute guerre et des affaires intérieures des pays arabes », précisait le texte.

Cette « distanciation » qui vise à « préserver les relations politiques et économiques du Liban avec ses frères arabes », selon les termes du communiqué, avait déjà été instituée par le gouvernement Hariri au moment de sa formation, en 2016.

Mais la participation active du Hezbollah chiite au conflit syrien aux côtés de Bachar Al-Assad et les accusations de l’Arabie saoudite voulant que le Hezbollah intervienne également au Yémen en soutenant les rebelles houthis ont miné la confiance au sein du gouvernement qui se compose d’éléments chrétiens, sunnites et chiites.

En février 2005, le père de Saad Hariri, Rafic Hariri, avait été tué dans un attentat à la voiture piégée à Beyrouth. Son assassinat avait été attribué au Hezbollah, dont des membres avaient été accusés pour leur implication dans l’attentat.

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