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Saad Hariri reçu à l’Élysée par le président Emmanuel Macron

Le premier ministre libanais démissionnaire Saad Hariri a été reçu samedi par le président français Emmanuel Macron au palais de l'Élysée, à Paris, quelques heures après son arrivée en France.

Le politicien libanais de 47 ans partait de Riyad, en Arabie saoudite, d'où il avait créé la surprise en annonçant qu'il quittait de son poste il y a deux semaines.

Les deux hommes se sont entretenus en privé durant une trentaine de minutes. L'impasse au Liban était possiblement au coeur de leurs échanges.

Saad Hariri a ensuite été rejoint de sa femme et de son fils aîné pour un dîner en compagnie du président Macron et de son épouse. Les deux autres enfants du premier ministre libanais sont demeurés en Arabie saoudite.

M. Hariri a remercié la France et son président « pour son soutien ».

Avant la tenue de cette visite, le président libanais Michel Aoun a remercié au téléphone son homologue français « pour l’action de la France en faveur du Liban ».

La diplomatie française a joué un rôle de médiateur pour permettre au premier ministre démissionnaire de quitter l’Arabie saoudite.

Hariri doit expliquer sa démission

Saad Hariri a aussi confirmé qu'il reviendra à Beyrouth le 22 novembre, jour de l’Indépendance obtenue de la France en 1943. Si le premier ministre démissionnaire ne se présente pas au Liban comme prévu, le président Aoun compte annuler les festivités.

Ce retour pourrait être l’occasion pour Saad Hariri de faire accepter sa démission par Michel Aoun, qui soutient que celle-ci ne peut se faire depuis l'étranger.

Le premier ministre libanais qui possède la nationalité saoudienne a justifié sa démission en évoquant la « mainmise » du Hezbollah et de l'Iran sur la vie politique libanaise ainsi que des craintes pour sa vie.

« Nous vivons dans un climat semblable à celui qui régnait avant l’assassinat du martyr Rafik Hariri », a dit Saad Hariri le 6 novembre, évoquant son père, tué dans un attentat en 2005 à Beyrouth.

Il a lui-même échappé à une tentative de meurtre quelques jours avant de remettre sa démission.

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