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Scandales sexuels : Oxfam-Québec appelée à se distancier de son homologue britannique

Des personnalités associées à Oxfam-Québec appellent l'ONG à se défendre sur la place publique dans la foulée des scandales sexuels qui secouent son homologue britannique.

La comédienne et animatrice Sophie Stanké est allée trois fois en mission à l'étranger à titre de consultante pour Oxfam-Québec, notamment en Haïti. Elle affirme avoir été la cible d’insultes sur les médias sociaux à la suite de révélations concernant des comportements inappropriés des employés de la branche britannique d’Oxfam.

Ces commentaires sont injustes, selon elle, puisque la réalité de l’ONG québécoise est très différente de celle de son homologue du Royaume-Uni.

Oxfam-Québec n’a aucun lien avec les allégations concernant des employés d’Oxfam en Haïti et ailleurs dans le monde, soutient aussi l'ex-ministre péquiste Jean-Pierre Charbonneau, président du conseil d'administration de Développement, expertise et solidarité internationale (DESI), une organisation autonome affiliée à Oxfam-Québec.

« C'est une crise de confiance. Tout le monde ne fait pas les nuances », croit-il.

Dans les années 90, M. Charbonneau a aidé l'organisme à se refaire un nom après un scandale sur sa gouvernance. Il attend maintenant une défense plus percutante de la part de l'ONG.

« Il faut que les gens qui ont été associés à Oxfam-Québec, comme moi, comme d'autres, qui ont une plus grande notoriété, se portent à la défense d'Oxfam-Québec », dit-il.

Oxfam-Québec mise sur la transparence

En entrevue à l'émission RDI matin, la directrice générale d’Oxfam-Québec, Denise Byrnes, s’est dite choquée par les révélations concernant des employés d’Oxfam en Haïti.

Mme Byrnes soutient que l’organisation québécoise a été informée en 2011 de certains comportements inappropriés des employés de son homologue britannique en Haïti, mais qu'elle n'avait pas toutes les informations.

« On n’avait pas tous les détails, parce qu’en 2011, Oxfam-Québec avait des bureaux séparés d’Oxfam en Grande-Bretagne, avec des équipes différentes », a-t-elle précisé.

Elle indique qu’après une recension des dossiers sur 10 ans, concernant des milliers de coopérants volontaires, trois cas d’inconduite sont connus.

L’ONG québécoise vient par ailleurs de mettre en place un service de dénonciation en ligne pour ses employés et ex-employés.

Avec des informations de Vincent Rességuier

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