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Scaramucci dévoile comment il comptait transformer la Maison-Blanche

Avant de se faire montrer la porte, l'ancien directeur des communications de la Maison-Blanche, Anthony Scaramucci, avait élaboré une stratégie pour améliorer la relation entre l'équipe de Trump et les médias.

Dans un plan d’action daté du 30 juillet, qu’il a lui-même envoyé à CNN, M. Scaramucci - surnommé « The Mooch » - dévoile une série d’objectifs qu'il aurait voulu atteindre, n'eût été son rapide renvoi.

Agacé par les fuites médiatiques, il souhaitait avant tout instaurer un nouveau climat à la Maison-Blanche. « Toute personne dont les agissements vont à l’encontre des intérêts du président sera renvoyée, un point c’est tout », écrit-il.

Dans une tirade incongrue adressée à un journaliste du New Yorker, M. Scaramucci était allé jusqu'à menacer de « tuer toutes les sources » qui divulguaient de l’information à l’extérieur de la Maison-Blanche.

Anthony Scaramucci, qui n’a passé qu’une dizaine de jours à la Maison-Blanche, souhaitait à la fois faire le ménage dans l'équipe de communications du président et assurer une meilleure présence auprès des médias.« POTUS [le président des États-Unis] peut choisir de se battre avec les médias, mais l’agence des communications de la Maison-Blanche ne peut se le permettre », note-t-il, rappelant l’importance de désamorcer la tension lorsque la situation s'envenime entre le président et les journalistes.Parmi les suggestions de l’ancien directeur des communications figurait aussi une « boîte à plaintes » mise à disposition des médias.

Redorer l’image de TrumpVoyant la popularité du président américain péricliter – un récent sondage Gallup estime l’appui des Américains à son endroit à 38,8 % – M. Scaramucci voulait rapprocher Donald Trump des électeurs. « Les communications [de la Maison-Blanche] doivent humaniser POTUS et polir son image », indique-t-il.Les conférences de presse avec les médias devaient être délaissées au profit de Facebook Live et de séances vidéo diffusées en direct sur différentes plateformes numériques, au cours desquelles le président serait amené à répondre aux questions des citoyens, suggère-t-il.Dans une de ses propositions les plus ludiques, M. Scaramucci souhaitait mettre en valeur le fait que « le président des États-Unis est le meilleur golfeur ayant jamais été à la tête du pays ». Il considère l'idée d’organiser une loterie permettant à un citoyen de gagner une partie de golf en présence de Trump – un concept qui pourrait aussi devenir une « vente aux enchères ».

En plus de cette série de propositions, le plan d’attaque de Scaramucci comprend sa propre « liste de choses à faire », dont celle de rencontrer le conseiller stratégique du président, Steve Bannon, pour obtenir « son aide et ses conseils ».M. Bannon n’avait toutefois pas été épargné par M. Scaramucci lors de son entretien au New Yorker, dans lequel il l’avait gratifié d’une attaque très crue à caractère sexuel.Le nouveau chef de cabinet de la Maison-Blanche, John Kelly, faisait aussi partie de la liste de rencontres prévues qui ne se sont jamais concrétisées.

Anthony Scaramucci s’est fait éjecter de l'équipe du président le lendemain de la rédaction de cette stratégie.

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