L'Italie rend hommage samedi aux victimes du tremblement de terre qui a dévasté plusieurs villages du centre du pays, mercredi, à l'occasion d'une journée de deuil national.

Les premières funérailles ont été célébrées, plus tôt aujourd'hui, dans les municipalités non loin d'Amatrice, la localité la plus gravement touchée par le séisme.

Le président Sergio Mattarella s'est rendu sur place pour constater l'ampleur des dégâts à la suite de la catastrophe qui a fait au moins 290 morts. M. Mattarella s'est entretenu avec les secouristes, qui continuent de fouiller les décombres alors que les espoirs de retrouver des survivants s'amenuisent.

Le travail des secouristes a d'ailleurs été compliqué par de nouvelles secousses; plus de 1330 répliques sismiques ont été enregistrées depuis mercredi, dont une d'une magnitude de 4, tôt ce matin.

Selon la police routière, la situation est de plus en plus difficile dans la zone la plus proche de l'épicentre du séisme, avec de nombreuses routes fermées, d'autres interdites aux poids lourds ou à circulation alternée.

Des communautés solidaires

Après son passage à Amatrice, le président Mattarella s'est ensuite envolé pour la ville d'Ascoli Piceno, où une quarantaine de victimes du tremblement de terre ont été portées à leur dernier repos.

Un gymnase de la ville a été transformé en chapelle ardente, où des habitants de la ville sont venus se recueillir. Trente-cinq cercueils ont été alignés dans la salle. 

« Même si je ne les connaissais pas, mon coeur est brisé. Mes pensées vont vers eux parce que ces gens ont tout perdu, logement, proches et tous les sacrifices qu'ils ont consentis au cours de leur vie », a déclaré Luciana Cavicchiuni, une habitante d'Ascoli Piceno. « Ce genre de choses ne devrait jamais arriver », a-t-elle ajouté.

Une partie des familles a cependant choisi de ne pas participer aux funérailles officielles et d'emporter les dépouilles de leurs proches. Une autre cérémonie spéciale, sans les corps, est d'ailleurs prévue la semaine prochaine.

De nombreux sinistrés étaient de passage, touristes ou venus passer les vacances chez des grands-parents, et sont rentrés chez eux. Les autorités ont recensé près de 2500 personnes désormais privées de toit, qui ont passé la nuit de vendredi à samedi dans l'un des 42 abris de fortune aménagés pour elles.

Depuis le séisme, des initiatives ont éclos aux quatre coins de la péninsule et sur les réseaux sociaux pour venir en aide aux sinistrés. Dans les centres de collecte de la Croix-Rouge ou de Caritas, les jouets pour les enfants particulièrement nombreux sur les lieux du séisme affluent.

Au total, près de 60 millions d'euros ont été débloqués pour gérer l'urgence. Les coûts de la reconstruction pourraient toutefois s'élever à plusieurs milliards d'euros.

Les autorités italiennes s'interrogent de plus sur les raisons du lourd bilan humain du séisme et sur les mesures de prévention à adopter pour éviter une autre catastrophe dans cette zone clairement identifiée comme à risque.

En 2009, un autre tremblement de terre avait fait plus de 300 morts à L'Aquila, à une cinquantaine de kilomètres de la zone actuellement sinistrée.

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