La Corée du Sud a cessé lundi de diffuser des messages de propagande destinés aux soldats nord-coréens à l'aide de haut-parleurs installés à la frontière. Il s'agit d'un geste de bonne volonté posé en prélude au très attendu sommet intercoréen de vendredi.

Depuis le quatrième essai nucléaire nord-coréen, au début de 2016, Séoul diffusait un mélange d’informations, de messages de propagande invitant les Nord-Coréens à faire défection ou encore de la « K-pop », la musique populaire sud-coréenne.

Le ministère sud-coréen de la Défense n’a pas précisé si les messages reprendraient après ce sommet de vendredi, qui réunira le président sud-coréen Moon Jae-in et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un à Panmunjom, dans la partie sud de la zone démilitarisée.

Le ministère n’a pas voulu confirmer des informations de l’agence sud-coréenne Yonhap selon lesquelles la Corée du Nord a également cessé ses propres diffusions propagandistes à la frontière, qui longe le 38e parallèle nord.

Après l’initiative sud-coréenne de 2016, Pyongyang avait répliqué en diffusant ses propres messages destinés aux Sud-Coréens. Des ballons ont aussi été utilisés pour transmettre des messages du côté sud de la frontière.

La présidence sud-coréenne a par ailleurs fait savoir que des délégations des deux Corées se sont rencontrées lundi à Panmunjon pour une troisième séance de préparatifs en vue du sommet Moon-Kim.

Ils ont notamment convenu d'organiser une cérémonie de bienvenue et un banquet dans le cadre du sommet. Une répétition générale de la rencontre doit se tenir mercredi.

Depuis le mois de janvier, les deux Corées sont engagées dans un dialogue visant à faire baisser la pression sur la péninsule, au terme d'une année 2017 marquée par de nouveaux tests nucléaires et de missiles balistiques effectués par le Nord.

En fin de semaine, par exemple, Pyongyang a annoncé qu'elle ne mènerait plus d'essais nucléaires ou de tirs de missiles à longue portée, et qu'elle fermait son site d'essais nucléaires de Punggye-Ri, dans le nord du pays.

Il s'agit d'une « décision importante dans le sens de la dénucléarisation totale de la péninsule coréenne », a commenté lundi le président Moon.

Le président américain Donald Trump, qui doit aussi rencontrer le président Kim fin mai ou début juin à un endroit encore non déterminé, a pour sa part accueilli la nouvelle avec prudence.

« La route est longue avant une conclusion sur la Corée du Nord, ça va peut-être marcher, ou pas - l'avenir le dira », a-t-il écrit sur Twitter dimanche soir.

Plus d'articles

Vidéo du jour


Ce garçon se fait prendre par le reste de sa famille!





Rabais de la semaine