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Shinzo Abe en mission pour amadouer Donald Trump

Le premier ministre japonais Shinzo Abe s'est envolé pour Washington, où il entreprendra une opération de séduction auprès du président américain Donald Trump, qui accuse son pays d'inonder le marché américain de ses produits.

M. Abe entend promettre des milliers d’emplois aux États-Unis afin d’amadouer Donald Trump – chantre du « made in America » - qui accuse le Japon d’utiliser l’arme monétaire pour inonder les États-Unis de ses voitures et autres produits.

« Je veux que ce sommet montre que l'alliance entre le Japon et les États-Unis va se renforcer avec le président Trump », a déclaré M. Abe à l'aéroport avant de s’embarquer pour les États-Unis.

« Nous allons développer plus encore les économies de nos deux pays sur la base de principes de liberté et d'équité », a poursuivi M. Abe, qui discutera vendredi avec le président américain.

Tokyo dispose de la plus importante balance commerciale positive avec les États-Unis, tout juste derrière la Chine. Un déséquilibre que le président Trump juge néfaste pour les États-Unis.

Le premier ministre Abe entend proposer un plan de coopération économique qui pourrait générer 700 000 emplois aux États-Unis et des échanges de 450 milliards au cours de la prochaine décennie.

Le premier ministre du Japon pense établir une relation de confiance avec les États-Unis

Le programme, baptisé « initiative Japon-USA pour la croissance et l'emploi », pourrait comprendre des liens ferroviaires à grande vitesse au Texas et en Californie. Le développement conjoint de robots médicaux et d’assistance aux soins serait également à l’ordre du jour, de même qu’un volet nucléaire en prévision du démantèlement des réacteurs japonais.

Shinzo Abe est accompagné du chef de la diplomatie japonaise, Fumio Kishida, et de son ministre des Finances, Taro Aso.

Le géant japonais de l’automobile Toyota a notamment annoncé un investissement de 10 milliards de dollars aux États-Unis sur une période de cinq ans.

La partie s'annonce délicate pour le Japon, qui ne peut se passer de Washington, tant du point de vue de la sécurité nationale que de l'économie, mais doit aussi protéger ses intérêts.

« Donald Trump est imprévisible et pourrait se montrer dur » dans les négociations « en échange d'un traitement de faveur » du Japon, estime Takashi Kawakami, professeur de politique internationale à l'Université Takushoku de Tokyo.

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