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Sommet en Chine : l'économie canadienne, un exemple pour le G20, dit Trudeau

Lors de la première journée de réunion au Sommet du G20, le président chinois et hôte du sommet, Xi Jinping, a tenu à souligner l'urgence d'agir afin d'assurer une stabilité de l'économie mondiale. Pour y arriver, le premier ministre Justin Trudeau invitera les autres pays à suivre l'exemple du Canada.

Un texte de Daniel Thibeault à Hangzhou en Chine

L'économie mondiale est à « un moment crucial », a dit Xi Jinping dans son discours d'ouverture.

« Devant les risques et les défis de l'économie mondiale, la communauté internationale a des attentes élevées envers ce G20 », a-t-il ajouté. « Nous devons transformer le G20 en groupe d'action, plutôt qu'en simple groupe de discussion. »

Il s'agit du second sommet du G20 auquel participe Justin Trudeau. Il est arrivé à Hangzhou déterminé à prêcher par l'exemple en matière de croissance économique inclusive, notamment en présentant les avantages de son programme d'infrastructure annoncé lors du premier budget. 

« Ce que le premier ministre a déjà dit et ce qu'il va continuer à dire, c'est que, pour nous, ce programme n'est pas qu'une idée. Nous avons commencé à mettre en œuvre nos plans sur la prospérité inclusive. Pour les autres dirigeants, notre expérience est très importante », a indiqué la ministre du Commerce international, Chrystia Freeland.

L'accord Canada-Europe louangé

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a profité du Sommet pour présenter l'accord de libre-échange entre le Canada et l'Europe comme étant un exemple de progressisme.

« Notre entente avec le Canada est la plus progressiste que nous ayons jamais négociée », a lancé Jean-Claude Juncker, durant un point de presse. « En plus de créer de nouvelles occasions pour les entreprises et les citoyens, elle propose une approche transparente et impartiale à la protection des investissements. »

Le Canada et l'Union européenne souhaitent ratifier l'accord en 2017 et M. Juncker affirme que l'entente mérite l'appui inconditionnel de tous les États membres de l'UE. Cette déclaration donne un argument de plus à Justin Trudeau pour finaliser cet accord.

« Le premier ministre est convaincu que c'est très important de lutter contre le protectionnisme, mais il est convaincu que nous pouvons lutter contre le protectionnisme seulement avec une prospérité inclusive », a commenté la ministre Freeland.

Des doutes sur le résultat

Même si les dirigeants du G20 sont d'accord qu'il faut agir, certains observateurs ont des doutes quant à l'issue de la rencontre. « Je dois dire en toute honnêteté que je ne m'attends pas à des résultats fracassants, même si tous s'entendent sur l'importance d'agir », a dit Tom Bernes, du Centre pour l'innovation dans la gouvernance internationale.

« La réalité est que le président américain n'a plus que six mois à faire ; Angela Merkel et François Hollande font face à une élection l'an prochain, sans parler des problèmes au Brésil et en Argentine. Afin de faire les gestes nécessaires, il faut une position politique ambitieuse et certains dirigeants ne sont simplement pas en mesure de le faire », ajoute l'expert.

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