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Sommet sur la Corée du Nord : les attentes sont modérées

Des spécialistes de l'Asie ont des attentes modérées quant aux résultats pouvant découler de la réunion de ministres des Affaires étrangères de 20 pays sur la crise nucléaire nord-coréenne qui se tient mardi à Vancouver.

Certains pensent que l'absence de la Chine est un problème majeur.

« Le faire sans la chine, ça va être [une rencontre] limitée », prévoit le directeur émérite de l’Institut de recherche sur l’Asie à l’Université de la Colombie-Britannique (UBC), Yves Tiberghien. « On ne peut pas dégeler la situation sans [ce pays ] ».

La Chine est par ailleurs considérée comme le dernier pays allié de la Corée du Nord, rappelle Benoît Hardy-Chartrand, un spécialiste des questions de sécurité et de géopolitique asiatique à la Chaire Raoul-Dandurand de l'Université de Québec à Montréal (UQAM).

Ce sommet ne rassemble que les alliés de la guerre de Corée (1950 à 1953), parce que la Russie figure également parmi les grands absents du sommet, relève Yves Tiberghien de UBC.

Par ailleurs, M. Tiberghien perçoit plusieurs incertitudes relativement à la présence des États-Unis à cette rencontre. Il se demande si le secrétaire d’État américain, Rex Tillerson, a réellement l'appui de Donald Trump dans cette démarche.

De son côté, Benoît Hardy-Chartrand croit lui aussi que sans la Chine il sera difficile de trouver une position commune face au conflit nord-coréen. Selon lui, le problème est que trop d'acteurs importants ne seront pas représentés à la réunion.

Canada et États-Unis, leurs intentions

L'objectif des États-Unis à travers cette rencontre est de convaincre les pays présents à Vancouver de mettre davantage de pression sur le régime de Kim Jong-un, croit Benoît Hardy-Chartrand. Les Américains pourraient ainsi proposer officiellement une interdiction de circulation maritime autour de la Corée du Nord, pense le spécialiste.

Il ajoute que le Canada, de son côté, prônerait plutôt une résolution de conflit par la voie diplomatique.

Il ne faut pas s’attendre à des résultats concrets issus du sommet de Vancouver, selon M. Hardy-Chartrand. Tout au plus, le chercheur s’attend à une déclaration qui réitérera les positions des États-Unis et du Canada.

Avec les informations de Dominique Arnoldi

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