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Sommet sur la Corée du Nord : négocier avec Kim Jong-un et aider Rex Tillerson

La rencontre sur la crise nord-coréenne prévue la semaine prochaine à Vancouver n'aurait pas comme seul objectif de faire progresser la communauté internationale vers une désescalade nucléaire, mais également de démontrer au voisin américain que la force n'est pas la seule porte de sortie.

À partir de mardi prochain, une dizaine de ministres des Affaires étrangères se trouveront dans la métropole britanno-colombienne pour discuter de diplomatie et du régime de Pyongyang.

Selon une source interrogée par CBC, plusieurs appels du pied seront aussi lancés au secrétaire d'État américain Rex Tillerson.

On espère qu'un front uni en faveur d'une solution diplomatique pourra aider M. Tillerson à convaincre les va-t-en-guerre de l'administration Trump de donner une chance aux pourparlers avec le dictateur Kim Jong-un.

Le sommet, d'une durée prévue d'une seule journée, vise à trouver des moyens d'apaiser des tensions qui ne cessent de croître depuis l'arrivée en poste du président Trump, il y a un an.

« Je crois que Donald Trump et d'autres membres de l'administration américaine compteront parmi les participants à cette rencontre », estime Roland Paris, un ancien conseiller en matière d'affaires étrangères pour le premier ministre Justin Trudeau.

« Mais comprendront-ils le message? C'est une autre paire de manches », a-t-il ajouté.

Lors d'un point de presse donné vendredi à la suite d'une rencontre de son cabinet ministériel à London, en Ontario, le premier ministre Justin Trudeau est revenu sur « l'importance du dialogue sur la scène internationale » et a affirmé que le Canada « continuera de jouer un rôle pour parvenir à une solution » dans cette crise.

Conflits internes

Aux yeux de M. Paris, il existe sans l'ombre d'un doute plusieurs factions au sein de l'administration Trump, factions qui représentent autant de positions sur la Corée du Nord.

« Rex Tillerson a vanté les mérites d'une approche diplomatique dans cette crise, et c'est un point de vue partagé par le Canada, et donc, le but de cette rencontre est de discuter de méthodes économiques et diplomatiques pour amener Pyongyang à la table de négociation », indique-t-il.

« Je crois que c'est l'objectif principal de cette rencontre », opine de son côté l'ambassadeur de la Corée du Sud au Canada, Shin Maeng-ho, qui participera à la rencontre.

« La diplomatie est la seule option qui nous reste », a précisé l'ambassadeur lors d'une entrevue accordée au diffuseur public.

Tillerson bloqué par son patron

Le secrétaire d'État américain a tenté à plusieurs occasions d'établir le dialogue avec la Corée du Nord, alors que le président Trump a plutôt multiplié les insultes sur Twitter à l'intention de Kim Jong-un et sapé le travail de son chef de la diplomatie.

En décembre, M. Tillerson a offert de lancer des discussions sans condition préalable, déclarant : « Rencontrons-nous simplement, et nous pourrons discuter de la météo si vous le voulez ».

Avec les informations de Katie Simpson

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