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Steve Bannon, l'inquiétant conseiller de Donald Trump

Steve Bannon, le stratège en chef de Donald Trump à la Maison-Blanche est, en ce moment, l'homme le plus puissant à Washington, après le président. Portrait de ce personnage controversé.

« Bannon a la confiance de Trump. Il le considère comme son égal », affirme Phillip Rucker, chef de bureau du Washington Post.

Steve Bannon, 63 ans, a fait fortune comme banquier à Wall Street et en investissant dans l’industrie du divertissement.

Il possède des parts dans l’immense succès télévisé Seinfeld.

Il a également été officier dans la marine américaine.

Bannon est un des architectes de la victoire de Donald Trump à l'élection présidentielle. Il a dirigé sa campagne durant le dernier droit.

Aujourd’hui, plusieurs directives présidentielles portent ses empreintes.

Steve Bannon est, entre autres, derrière l’ordonnance de la Maison-Blanche bloquant l’entrée au pays des ressortissants de sept pays à majorité musulmane.

Il est depuis longtemps contre l’immigration aux États-Unis.

Avant son arrivée dans l’entourage du président, Steve Bannon dirigeait le site Breitbart, qualifié de misogyne, d'antisémite et de xénophobe. Un site qui abrite les idées de la droite qui se qualifie d'alternative, proche du mouvement suprémaciste blanc.

Bannon animait tous les jours, à Breitbart, une émission de radio, au cours de laquelle il a interviewé Donald Trump neuf fois.

Le 4 décembre 2015, il expose en ondes sa vision de l’immigration : « Pourquoi passer du temps à sélectionner les immigrants? Pourquoi même les laisser entrer? »

Il est aussi en guerre contre l’islam, qu’il considère comme une religion de soumission et non de paix.

Bannon souhaite aussi renverser l’élite politique et économique. Il veut redonner le pouvoir à la classe moyenne.

Selon Phillip Rucker, Steve Bannon est convaincu que les élites travaillent contre les intérêts de la population.

Bannon sait ce qu’il fait, il a une stratégie, il a un plan, ça fait des années qu’il attend d’être au pouvoir, et le voilà.

Philip Rucker, chef de bureau du Washington Post

Mais le plan de Steve Bannon en inquiète plusieurs, d’autant plus qu’il siégera en permanence au puissant Conseil national de sécurité, où les questions cruciales pour l’avenir du pays sont discutées.

Un cénacle où, normalement, le personnel politique du président n’est pas admis.

Mais les normes ne sont plus les mêmes à la Maison-Blanche sous Steve Bannon et Donald Trump, qui jusqu’à maintenant tiennent leurs promesses et bousculent l’ordre établi à Washington.

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