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Syrie : le calme règne après l'entrée en vigueur du cessez-le-feu

L'accord de cessez-le-feu qui a pris effet dimanche midi – heure de Damas – dans le sud-ouest de la Syrie, est pour le moment respecté par toutes les parties impliquées.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), les combats ont cessé et le calme régnait dimanche après-midi dans le sud de la Syrie au premier jour d'un cessez-le-feu initié par les États-Unis, la Russie et la Jordanie.

La zone de « désescalade » visée par le cessez-le-feu concerne les provinces de Deraa, Quneitra et Soueida, un secteur très sensible situé à la frontière de la Jordanie et du plateau du Golan, qui est administré par Israël.

« Les combats entre les rebelles et les forces pro-régime se sont arrêtés depuis ce matin, à l'exception de quelques obus tirés avant midi par les forces gouvernementales contre des positions rebelles à Deraa », a déclaré à l'AFP le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.

Le conseiller à la Sécurité nationale de Donald Trump, le général H.R. McMaster, a mentionné que ce cessez-le-feu est une « priorité » pour les États-Unis et « un pas important » pour la paix.

Des représentants du régime syrien et de l'opposition sont d'ailleurs attendus lundi à Genève pour un nouveau cycle de négociations.

Cette entente, qui a été négociée en marge du premier jour du Sommet du G20, a été discutée avec beaucoup de dirigeants mondiaux durant la rencontre qui se tenait à Hambourg, en Allemagne.

Le général McMaster a affirmé que Donald Trump a abordé la délicate question du conflit syrien et de la trêve avec le président turc, Recep Tayyip Erdogan, la première ministre britannique, Theresa May, et la chancelière allemande, Angela Merkel.

Le cessez-le-feu, qui a pour but de faire cesser les affrontements entre troupes gouvernementales et groupes rebelles dans cette partie du pays, doit aussi permettre à la population d'avoir accès à de l'aide humanitaire.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a mentionné que ce cessez-le-feu serait supervisé par la police militaire russe « en coordination avec les Jordaniens et les Américains ».

Le gouvernement syrien n'a pas officiellement commenté ce nouveau cessez-le-feu et la télévision d'État l'a complètement écarté de son bulletin d'informations de la mi-journée.

Même si cette annonce en a réjoui plus d'un vendredi, de nombreuses personnes, dont le secrétaire à la Défense britannique, Michael Fallon, craignaient que le cessez-le-feu ne soit pas respecté et disaient attendre des résultats « sur le terrain ».

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