L'armée syrienne s'est engagée à appliquer un « régime de calme » pendant 48 heures à Alep à partir de jeudi matin, a annoncé mercredi la télévision publique syrienne.

Cette trêve a pris effet à partir de 1 h du matin, heure locale (mercredi 18 h HAE), selon ce qu'a déclaré l'état-major.

L'armée gouvernementale, citée par la télévision, a également imputé aux rebelles la mort de dizaines de civils dans des tirs de mortier ou de roquettes dans la grande métropole du nord de la Syrie. L'état-major n'a pas dit ce qu'il ferait en cas d'attaques de la rébellion.

Alep est le théâtre de violents combats depuis plus d'une semaine qui ont fait voler en éclats l'accord de cessation des hostilités entré en vigueur le 27 février dernier.

Depuis ce week-end cependant, des trêves locales sont entrées en vigueur dans les régions de Damas et de Lattaquié.

Dans la soirée de mercredi, le département d'État américain a annoncé que Washington et Moscou avaient conclu un accord pour étendre cet arrêt des combats à Alep et qu'ils se coordonneraient pour renforcer la surveillance de sa mise en oeuvre.

Il est capital que Moscou redouble d'efforts pour presser le président syrien Bachar Al-Assad d'appliquer cette cessation des hostilités, a insisté le porte-parole du département d'État Mark Toner, Washington promettant pour sa part d'inciter les forces d'opposition à faire taire leurs armes.

L'envoyé spécial des Nations unies pour la Syrie, Staffan de Mistura, qui s'emploie parallèlement à maintenir sur les rails un processus de paix engagé en mars dernier à Genève, a rencontré le secrétaire d'État américain, John Kerry, lundi dans la ville suisse et le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, mardi à Moscou.

Avant de rentrer mardi à Washington, John Kerry s'est dit convaincu qu'un accord de cessation des hostilités pourrait être restauré en Syrie. Il a toutefois prévenu qu'il faudrait quelques jours avant que les commandants sur le terrain en soient informés et que les armes se taisent.

La bataille d'Alep s'est poursuivie mercredi, faisant des dizaines de victimes, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Réunis dans la journée à Berlin, les ministres allemand et français des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier et Jean-Marc Ayrault, ont jugé primordial qu'un cessez-le-feu entre en vigueur dans la ville du nord de la Syrie pour relancer les négociations de paix.

Le conseiller spécial de l'ONU sur les questions de prévention et de règlement des conflits, Jan Egeland, a accusé quant à lui Damas de refuser que les Nations unies acheminent de l'aide à la moitié environ des 905 000 habitants de Syrie piégés dans des zones assiégées ou difficiles d'accès.

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